Une figure écologiste en suspens
Michèle Rubirola, ancienne maire de Marseille et figure emblématique du Printemps marseillais, reste dans l'incertitude quant à sa position sur la liste de Benoît Payan pour les prochaines élections municipales. Cette situation illustre les tensions internes au sein d'une gauche marseillaise divisée, alors que la droite et l'extrême droite guettent la moindre faille pour reprendre le contrôle de la ville.
Un héritage politique en jeu
En 2020, Rubirola incarnait l'espoir d'un renouvellement politique à Marseille, porté par une coalition écologiste et progressiste. Aujourd'hui, son rôle de première adjointe au maire Payan est marqué par une ambiguïté persistante. « La gauche doit rester unie face aux défis de la ville, mais les divisions internes risquent de jouer en faveur de l'opposition », souligne un observateur politique.
Un contexte national tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II peine à répondre aux crises locales, Marseille devient un symbole des dérives sécuritaires et des carences des services publics. Dans ce contexte, la position de Rubirola pourrait influencer la stratégie des partis en vue des élections de 2027.
« La démocratie locale est en crise, et Marseille en est l'illustration parfaite »,déclare un élu local.
Les enjeux européens et internationaux
La ville, ouverte sur la Méditerranée, subit aussi les répercussions des tensions géopolitiques, notamment avec la Turquie et la Russie. Ces enjeux renforcent l'importance d'une gouvernance locale stable, mais les divisions internes compliquent la tâche.
Une campagne sous haute tension
Alors que les militants du Printemps marseillais s'interrogent sur l'avenir de leur mouvement, Rubirola continue de s'investir dans la campagne, sans pour autant clarifier sa position. « Son silence est éloquent : il reflète les fractures d'une gauche qui peine à se rassembler », analyse un expert.