Saint-Étienne en ébullition : la droite déchirée face à l'héritage empoisonné de Perdriau

Par SilverLining 12/01/2026 à 14:17
Saint-Étienne en ébullition : la droite déchirée face à l'héritage empoisonné de Perdriau

Saint-Étienne en ébullition : la droite déchirée face à l'héritage empoisonné de Perdriau, ex-maire condamné. Scandales, divisions et enjeux nationaux.

Une succession municipale sous haute tension

À Saint-Étienne, la chute de Gaël Perdriau, ex-maire condamné pour chantage, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs, a ouvert une crise politique sans précédent. Incarcéré depuis le 7 janvier, son héritage empoisonné divise la droite locale, tandis que quatre candidats se disputent la succession.

Une droite fragmentée et en crise

L'annonce de la candidature de Siham Labich, ex-MoDem désormais sans étiquette, marque un nouveau chapitre dans cette guerre des droites qui fragilise la majorité sortante. Son entrée en lice s'ajoute à celles de Dino Cinieri (LR), Eric Le Jaouen (Horizons) et Marc Chassaubéné, fidèle de Perdriau. Une division qui reflète les tensions internes d'un camp déjà affaibli par les scandales.

Un climat de défiance et d'opacité

La candidature surprise de Marc Chassaubéné, premier adjoint, a été préparée dans le secret, sans consulter une partie des élus municipaux. Une manœuvre qui a exacerbé les tensions au sein d'une majorité déjà fragilisée.

« C'est un manque de respect envers les élus et les citoyens »,
dénonce un conseiller municipal sous couvert d'anonymat.

Un contexte national pesant

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la crise des finances publiques, cette affaire illustre les défaillances de la démocratie locale. Dans un pays où la défiance envers les élites politiques ne cesse de croître, Saint-Étienne incarne les dérives d'un système où les réseaux clientélistes et les affaires judiciaires minent la confiance.

L'ombre de l'extrême droite

Si la droite traditionnelle se déchire, l'extrême droite, en embuscade, pourrait profiter de cette division. Dans une ville où le Rassemblement National progresse, cette crise offre une opportunité à Marine Le Pen de capitaliser sur le discrédit des partis traditionnels.

Un enjeu européen et républicain

Cette affaire rappelle les défis auxquels font face les démocraties locales européennes, confrontées à la montée des populismes et à l'érosion des valeurs républicaines. Alors que l'Union européenne appelle à un renforcement de la transparence, Saint-Étienne illustre les résistances d'un système encore trop souvent gangrené par les logiques de pouvoir.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (9)

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R

Roscoff

il y a 31 minutes

Ce qui est fascinant, c'est que cette affaire montre une fois de plus que les scandales locaux ont un impact national. La droite va devoir choisir entre laver son linge sale en public ou risquer de perdre des sièges. Un vrai cas d'école.

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B

Bergeronnette

il y a 52 minutes

La droite locale est en train de se suicider en direct. Bref, business as usual.

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D

Douarnenez

il y a 1 heure

On dirait le remake de la droite italienne dans les années 90, sauf qu'eux au moins avaient des mafieux plus charismatiques. Ici, c'est juste pathétique. La question est : qui va oser prendre le risque de nettoyer tout ça ?

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I

ironiste-patente

il y a 1 heure

Perdriau a laissé un héritage plus pourri que la bouffe de cantine à Saint-Étienne.

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R

Reminiscence

il y a 1 heure

@ironiste-patente Et encore, au moins la bouffe de cantine, ça se jette.

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É

Économiste curieux 2024

il y a 2 heures

Ah, Saint-Étienne... J'ai un pote là-bas qui m'a raconté que même les cafés du centre-ville sont devenus des QG de campagne. Le pire, c'est que les gens votent encore en pensant que ça changera quelque chose. Mdr.

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T

Thomas65

il y a 3 heures

Mouais, bon... La droite qui se déchire, c'est le grand classique. Moi ce qui m'étonne, c'est que les gens s'étonnent encore. Franchement, à part les militants, qui croit encore à ces histoires de famille politique unie ?

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G

ghi

il y a 3 heures

La droite stéphanoise est en train de se tirer une balle dans le pied avec cette affaire Perdriau. Leur stratégie de communication est désastreuse : au lieu de couper les ponts, ils tergiversent, ce qui donne l'impression d'une division profonde. Et pendant ce temps, le RN en profite pour grignoter des voix...

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É

Épistémè

il y a 2 heures

@ghi La droite stéphanoise n'a plus de stratégie, juste des egos. Point.

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