Un choix contesté au nom de la rentabilité
Dans un contexte de tensions croissantes autour de l'accès aux services publics en Outre-mer, le gouvernement français a tranché en faveur d'Orange pour le déploiement de la fibre optique à Mayotte. Cette décision, officiellement justifiée par des critères techniques et économiques, soulève des questions sur les priorités de l'exécutif face aux inégalités territoriales.
Un déséquilibre au profit des communes aisées
L'autorisation accordée au géant des télécoms permet à Orange d'intervenir en priorité dans les communes les plus rentables du département, au détriment de son concurrent local Mayotte THD. Cette stratégie, critiquée par les élus locaux, risque d'accentuer les fractures numériques entre les territoires.
Des réactions politiques vives
La gauche, notamment Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé une « logique libérale » qui sacrifie les populations les plus vulnérables.
« Une fois de plus, les DOM-TOM paient le prix de la privatisation rampante des services essentiels »,a-t-il déclaré. À droite, certains élus ont défendu la décision, arguant de la nécessité d'attirer les investisseurs.
Un enjeu démocratique et social
Cette affaire s'inscrit dans un climat de défiance croissante envers les institutions, alors que la crise des services publics et la crise de la démocratie locale s'aggravent. À Mayotte, où les tensions sociales sont déjà vives, cette décision pourrait alimenter un sentiment d'abandon.
Quel avenir pour les territoires ultramarins ?
Alors que le gouvernement Lecornu II affiche sa volonté de renforcer la cohésion nationale, ce choix interroge sur la réalité de son engagement. Les DOM-TOM, souvent traités comme des variables d'ajustement, pourraient exiger davantage de transparence dans les décisions qui les concernent.