Neuf personnes en garde à vue, dont un assistant parlementaire LFI
Neuf individus ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, jeune militant identitaire violemment agressé à Lyon. Parmi eux figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault.
Alexis Corbière dénonce une « stratégie de défaite »
L'ancien député LFI, désormais membre du groupe Écologiste et social, Alexis Corbière a réagi avec fermeté sur franceinfo. Il a appelé son ancien parti à « tirer un bilan politique de ce qu'il s'est passé », qualifiant l'affaire d'« un drame terrible ».
« Il faut lutter contre l'extrême droite de manière efficace, sur une ligne d'union », a-t-il martelé.
Corbière s'est opposé frontalement à la « stratégie de défaite » de Jean-Luc Mélenchon, qu'il accuse d'exalter une ligne radicale « qui est une impasse ».
Une affaire aux relents politiques
Les suspects interpellés sont proches de la Jeune Garde, mouvement antifasciste dissout en 2025. Corbière a dénoncé « l'attitude à la Trump » de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, qui, selon lui, instrumentalise l'affaire pour « dédiaboliser l'extrême droite ».
« Le soir même ou le lendemain de la mort terrible de cet homme, il en tirait déjà des conclusions. Ils sont en train de dire que la gauche tue, l'extrême gauche tue », a-t-il déclaré.
Un contexte politique explosif
Cette affaire intervient dans un climat tendu, marqué par la crise de la sécurité en France et les tensions internes à la gauche. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un discours d'unité, les divisions au sein de la NUPES risquent de s'amplifier.
Les prochaines élections de 2027 s'annoncent déjà comme un champ de bataille politique, où chaque camp cherchera à capitaliser sur les fractures sociales et idéologiques.
Réactions et enjeux
Du côté de la majorité présidentielle, on évoque une « affaire grave » nécessitant une enquête approfondie. L'opposition de droite, quant à elle, pointe du doigt les « dérives violentes » de l'extrême gauche, tandis que l'extrême droite tente de capitaliser sur la colère des militants identitaires.
Dans ce contexte, la question de la violence politique et de son instrumentalisation par les différents camps reste au cœur des débats.