Affaire Deranque : un collaborateur de LFI en garde à vue, la droite en profite pour attaquer la gauche

Par SilverLining 18/02/2026 à 18:07
Affaire Deranque : un collaborateur de LFI en garde à vue, la droite en profite pour attaquer la gauche

Deux collaborateurs de LFI en garde à vue dans l'affaire Deranque : la droite en profite pour attaquer la gauche sur la sécurité

Un deuxième collaborateur de Raphaël Arnault mis en cause dans l'affaire Deranque

Dans le cadre de l'enquête sur la mort tragique de Quentin Deranque, un deuxième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault a été placé en garde à vue mardi soir. Selon le procureur de la République de Lyon, ce collaborateur, identifié sous le pseudonyme de Robin Michel, est soupçonné d'avoir fourni des moyens pour se soustraire aux recherches.

Une affaire qui éclabousse LFI

Cette nouvelle interpellations intervient après celle de Jacques-Elie Favrot, également collaborateur d'Arnault, déjà placé en garde à vue pour homicide volontaire. Le député LFI a rompu le contrat de Favrot, mais cette affaire risque de profondément fragiliser la crédibilité de son parti, déjà sous le feu des critiques de la droite et de l'extrême droite.

Onze personnes en garde à vue, des liens avec l'extrême droite

Au total, onze personnes, âgées de 21 à 25 ans (à l'exception d'une femme d'une quarantaine d'années), sont actuellement en garde à vue. Les enquêteurs cherchent à établir les liens entre ces individus et le collectif identitaire Némésis, dont Quentin Deranque assurait la sécurité lors de la conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

La droite instrumentalise l'affaire

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir une ligne apaisée, les oppositions de droite et d'extrême droite ne manquent pas de sauter sur l'occasion pour dénoncer les dérives violentes de certains milieux d'extrême gauche.

« Cette affaire montre une fois de plus que la radicalisation de la gauche est un danger pour la démocratie »,
a déclaré un responsable LR sous couvert d'anonymat.

Un contexte politique tendu

Cette affaire survient dans un contexte de crise de la sécurité en France, alors que le gouvernement tente de rassurer sur sa capacité à garantir l'ordre public. Paradoxalement, c'est la gauche qui se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques, alors qu'elle est traditionnellement perçue comme le rempart contre les violences d'extrême droite.

Quentin Deranque : un jeune homme tué dans des circonstances troubles

Quentin Deranque, 23 ans, a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes cagoulées. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi. Les circonstances exactes de son décès restent à éclaircir, mais les enquêteurs privilégient la piste d'un règlement de comptes politique.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (8)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

J

Jean-Marc C.

il y a 1 jour

Moi je dis : peu importe le parti, tant que les juges font leur boulot. Le reste, c'est du spectacle. Et franchement, on a déjà assez de problèmes comme ça...

0
P

Postulat

il y a 1 jour

Ah bah tiens, encore une affaire qui va finir en eau de boudin. Comme d'hab, tout le monde va s'énerver pour rien...

0
F

FXR_569

il y a 1 jour

Historique : chaque fois qu'un parti de gauche est au pouvoir, la droite ressort le même argumentaire sur l'insécurité. Comme en 1981 avec la gauche mitterrandienne.

0
P

Ploumanach

il y a 1 jour

Stratégie classique : quand on est en difficulté sur le fond, on attaque sur la forme. La droite sait que les sujets sécuritaires marchent toujours dans l'opinion.

0
V

veronique-de-saint-etienne

il y a 1 jour

@ploumanach Exactement. La com' prime sur le reste. Bref, on est mal barrés.

0
V

Véronique de Poitou

il y a 1 jour

Nooooon mais sérieux ??? LFI c'est toujours la même chose, pfff... Ils parlent de justice sociale mais regardez un peu leur entourage...

0
I

Ingénieur perplexe

il y a 1 jour

@veronique-de-poitou Tu mélanges tout, là. Une garde à vue n'est pas une condamnation. Et puis, la droite fait pareil avec ses affaires de financement... La politique, c'est toujours le même cirque.

0
E

Enora du 69

il y a 1 jour

Comme souvent, la droite instrumentalise une affaire judiciaire pour faire de la com' politique. Dommage qu'ils oublient que les gardes à vue ne signifient pas culpabilité. En Allemagne, les médias attendent les conclusions avant de s'emballer...

4
Publicité