Un deuxième collaborateur de Raphaël Arnault mis en cause dans l'affaire Deranque
Dans le cadre de l'enquête sur la mort tragique de Quentin Deranque, un deuxième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault a été placé en garde à vue mardi soir. Selon le procureur de la République de Lyon, ce collaborateur, identifié sous le pseudonyme de Robin Michel, est soupçonné d'avoir fourni des moyens pour se soustraire aux recherches.
Une affaire qui éclabousse LFI
Cette nouvelle interpellations intervient après celle de Jacques-Elie Favrot, également collaborateur d'Arnault, déjà placé en garde à vue pour homicide volontaire. Le député LFI a rompu le contrat de Favrot, mais cette affaire risque de profondément fragiliser la crédibilité de son parti, déjà sous le feu des critiques de la droite et de l'extrême droite.
Onze personnes en garde à vue, des liens avec l'extrême droite
Au total, onze personnes, âgées de 21 à 25 ans (à l'exception d'une femme d'une quarantaine d'années), sont actuellement en garde à vue. Les enquêteurs cherchent à établir les liens entre ces individus et le collectif identitaire Némésis, dont Quentin Deranque assurait la sécurité lors de la conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
La droite instrumentalise l'affaire
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir une ligne apaisée, les oppositions de droite et d'extrême droite ne manquent pas de sauter sur l'occasion pour dénoncer les dérives violentes de certains milieux d'extrême gauche.
« Cette affaire montre une fois de plus que la radicalisation de la gauche est un danger pour la démocratie »,a déclaré un responsable LR sous couvert d'anonymat.
Un contexte politique tendu
Cette affaire survient dans un contexte de crise de la sécurité en France, alors que le gouvernement tente de rassurer sur sa capacité à garantir l'ordre public. Paradoxalement, c'est la gauche qui se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques, alors qu'elle est traditionnellement perçue comme le rempart contre les violences d'extrême droite.
Quentin Deranque : un jeune homme tué dans des circonstances troubles
Quentin Deranque, 23 ans, a été frappé jeudi soir par plusieurs personnes cagoulées. Souffrant d'un grave traumatisme crânien, il est décédé samedi. Les circonstances exactes de son décès restent à éclaircir, mais les enquêteurs privilégient la piste d'un règlement de comptes politique.