Municipales 2026 : la droite française en pleine implosion, entre trahisons et alliances interdites

Par Renaissance 14/02/2026 à 08:30
Municipales 2026 : la droite française en pleine implosion, entre trahisons et alliances interdites

Municipales 2026 : la droite française en pleine implosion, entre trahisons et alliances interdites avec l'extrême droite.

Une stratégie nationale bafouée par les ambitions locales

Alors que Les Républicains (LR) tentent de maintenir une ligne claire en refusant toute alliance avec l'extrême droite pour les élections municipales de 2026, plusieurs élus locaux défient ouvertement la direction du parti. De Nîmes à Paris, en passant par Bourg-en-Bresse et Colmar, des figures de la droite traditionnelle rejoignent des listes menées par le Rassemblement national (RN) ou Reconquête, malgré les consignes strictes de Bruno Retailleau.

Nîmes : la chute d'une candidate LR vers le RN

À Nîmes, la candidate investie par LR aux législatives de 2024, Loumy Bourghol, a annoncé son ralliement à la liste menée par l'eurodéputé RN Julien Sanchez. Une décision qui intervient après la démission d'une conseillère municipale LR, promue adjointe en cas de victoire.

« Des débauchages individuels », minimise un conseiller LR, mais le parti peine à imposer sa discipline.

Bourg-en-Bresse : un laboratoire de l'union des droites ?

Dans l'Ain, plusieurs cadres LR soutiennent une liste sans étiquette menée par un cadre de Reconquête. Malgré les avertissements de leurs partis, ces élus locaux persistent, transformant Bourg-en-Bresse en « laboratoire » d'une alliance droite-extrême droite, scrutée à un an de la présidentielle. Une situation qui illustre les tensions internes à LR, où certains ténors réclament des exclusions.

Paris : une adjointe LR rejoint Reconquête

À Paris, l'adjointe LR du 17e arrondissement, Aurélie Assouline, a quitté la liste officielle pour soutenir Sarah Knafo (Reconquête). « Mon parti a fait le choix d'une candidate macroniste », justifie-t-elle. Une décision qui pourrait lui valoir une exclusion, alors que LR a déjà sanctionné une dizaine d'adhérents depuis le début des investitures.

Colmar : un président LR rallié au RN

Alain Kott, président LR du Haut-Rhin, a annoncé son ralliement à la liste RN-UDR à Colmar. Une décision qualifiée de « solitaire » par la fédération LR locale, entraînant sa suspension immédiate.

« Seule l'union des droites peut redonner un cap clair à notre pays », plaide-t-il.

Nice : un eurodéputé LR soutient Eric Ciotti

À Nice, l'eurodéputé Christophe Gomart a apporté son soutien à Eric Ciotti (RN), face au maire sortant Christian Estrosi (Horizons). Une prise de position qui a provoqué la colère de Xavier Bertrand, exigeant l'exclusion de Gomart de LR.

Une droite française en pleine crise identitaire

Ces défections illustrent une droit française divisée, entre fidélité aux consignes nationales et réalités locales. Alors que le RN progresse, LR semble incapable d'imposer son autorité, laissant présager des tensions accrues à l'approche des élections présidentielles de 2027.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (12)

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Tangente

il y a 6 jours

Et si on arrêtait de parler de la droite et de l'extrême droite pour une fois ? Qui va vraiment gagner, hein ?

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Bourdon Velu

il y a 6 jours

Pfff, ils sont tous pareils... Des hypocrites !!!

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Claude54

il y a 6 jours

Bref, la droite est morte. Vive la droite !

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Corollaire

il y a 6 jours

Dans 5 ans, on en reparlera. En attendant, profitons du spectacle. C'est toujours mieux que la télé-réalité.

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Nolwenn de Nivernais

il y a 6 jours

Le problème, c'est que la droite n'a plus de ligne claire. Entre les libéraux, les conservateurs et ceux qui flirtent avec l'extrême droite, c'est le bordel. Du coup, les électeurs sont perdus. Et ça, c'est dangereux pour la démocratie.

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Léo-79

il y a 6 jours

@nolwenn-de-nivernais Et si la droite disparaissait tout simplement ?

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WordSmith

il y a 6 jours

Franchement, la droite devrait arrêter de jouer à sa petite guerre interne et se concentrer sur les vrais problèmes. Mais non, ils préfèrent se bouffer entre eux...

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Gavroche

il y a 6 jours

Nooooon sérieux ??? Ils peuvent pas se mettre d'accord une fois ??? C'est toujours la même merde à chaque élection... Ptdr

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StoneAge24

il y a 6 jours

La droite française est en train de reproduire les erreurs de 2002 : division interne, alliances ambiguës avec l'extrême droite. Résultat ? Perte de crédibilité et affaiblissement stratégique. Bref, on connaît la chanson...

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WebSurfer

il y a 6 jours

Encore une crise à droite... Franchement, à ce rythme, ils vont finir par s'auto-détruire avant même les élections. Bon, au moins, ça nous fera des sujets pour les cafés du commerce.

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EdgeWalker

il y a 6 jours

@websurfer Ouais mais genre, c'est pas qu'eux hein... La gauche elle est pas mieux !!! Bref, on est mal barrés...

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Tmèse

il y a 6 jours

@edgewalker Ouais mais genre, la gauche elle a au moins des idées... Enfin, parfois. La droite, elle, elle a plus rien à proposer. Bref, c'est triste.

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