Un premier tour historique pour le Rassemblement national
Le premier tour des élections municipales de 2026 a confirmé la progression fulgurante du Rassemblement national (RN) sur le territoire français. Julien Oudoul, député de l'Yonne et porte-parole du parti, a salué une « soirée extrêmement positive et encourageante », soulignant l'ancrage local croissant de son mouvement.
23 maires réélus et plus de 1 000 conseillers municipaux
Avec 23 maires réélus et plus de 1 000 conseillers municipaux élus ou reconduits, le RN a atteint ses objectifs. Julien Oudoul a mis en avant des scores impressionnants, comme les 81 % obtenus par Ludovic Pajot à Bruay-la-Buissière ou les 78 % de Steeve Briois à Hénin-Beaumont. Ces résultats, selon lui, « confirment que notre gestion au niveau local fonctionne » et est « plébiscitée par les habitants ».
Toulon : une victoire en vue pour Laure Lavalette
À Toulon, Laure Lavalette, candidate du RN, arrive largement en tête. Malgré les risques d'un front républicain, Oudoul se montre confiant : « Elle est la seule capable d'apporter la rupture nécessaire pour cette ville ». Il a appelé les électeurs à se mobiliser autour de sa candidature, soulignant que son appartenance au RN n'était pas un obstacle : « Tout le monde sait qu'elle est députée du mouvement ».
Marseille : un appel au rassemblement contre la gauche
À Marseille, Franck Allisio, candidat du RN, est arrivé en deuxième position derrière le maire sortant Benoît Payan. Julien Oudoul a appelé les électeurs de la droite à se rassembler derrière Allisio pour « éviter le maintien de la gauche » et « redresser Marseille ». Il a également critiqué la candidate LR, Martine Vassal, l'accusant de « porter une responsabilité » dans la possible réélection de Payan.
Nice : une alliance controversée avec Éric Ciotti
À Nice, Éric Ciotti, allié du RN, devance largement Christian Estrosi. Oudoul a critiqué le maire sortant, l'accusant de se « gauchiser » en reprenant des arguments de La France insoumise. Il a salué le « courage » de Ciotti pour son alliance avec le RN, qualifiée de « choix historique » par les électeurs.
Paris : un échec prévisible mais symbolique
Le RN a enregistré un score dérisoire à Paris, avec seulement environ 1 % des suffrages pour Thierry Mariani. Julien Oudoul a minimisé cet échec, rappelant que la capitale n'est « pas une zone de force » pour son parti. Il a toutefois critiqué la médiatisation excessive de Sarah Knafo, qui aurait éclipsé la campagne de Mariani.
Une stratégie d'ancrage local confirmée
Malgré cet échec parisien, le RN affirme sa progression dans de nombreux départements. Julien Oudoul a insisté sur l'importance de l'implantation locale, soulignant que « ce que je retiens surtout, c'est notre ancrage dans de nombreux départements et notre progression dans de nombreuses villes ». Cette stratégie, centrée sur le terrain, semble porter ses fruits.
Un second tour décisif
Le second tour des municipales s'annonce crucial pour le RN, qui espère consolider ses positions dans des villes comme Toulon, Marseille et Nice. Julien Oudoul a appelé les électeurs à se mobiliser pour « faire triompher nos idées » et « redresser » ces territoires.