Un quinquennat marqué par l'échec en Nouvelle-Calédonie
Alors que le président Emmanuel Macron tente une ultime médiation sur le dossier néo-calédonien, la situation politique et sociale s'enlise. Les indépendantistes du FLNKS boycottent les discussions, tandis que les non-indépendantistes radicaux refusent toute renégociation. Le Parlement, paralysé par les divisions, ne peut voter aucune réforme constitutionnelle, laissant le territoire dans une impasse institutionnelle.
Une crise économique et sécuritaire sans précédent
Les Néo-Calédoniens subissent une crise économique profonde, aggravée par les violences de 2024 qui ont fait 15 morts et des milliards d'euros de dégâts. Larissa Thonon, enseignante de 51 ans, résume cette lassitude :
"Moi je suis pragmatique. On ne voit pas le bout du tunnel."
Depuis sa maison fortifiée dans le sud de la Grande Terre, elle témoigne des difficultés quotidiennes : cambriolages répétés, assurances résiliées, et un climat de peur persistant.
L'échec des négociations et l'absence de majorité parlementaire
Le gouvernement Lecornu II, confronté à une opposition farouche, peine à trouver une issue. Les gesticulations politiques ne masquent plus la réalité : aucun camp ne détient une majorité claire pour imposer une solution. Les promesses de dialogue se heurtent à l'immobilisme des partis, tandis que la population, épuisée, réclame des actes.
Un territoire en quête de stabilité
Entre tensions identitaires et enjeux économiques, la Nouvelle-Calédonie incarne les limites d'une politique nationale dépassée par les réalités locales. L'Union européenne, souvent citée en modèle, observe avec inquiétude cette crise, rappelant l'importance du dialogue et de la cohésion territoriale.
Alors que la droite et l'extrême droite exploitent les divisions, la gauche plaide pour une approche solidaire, en phase avec les aspirations des populations ultramarines. La Nouvelle-Calédonie, comme d'autres territoires, mérite une politique ambitieuse et inclusive, loin des calculs partisans.