Un bilan contesté à l'approche des municipales
Jeudi 12 février 2026, Serge Grouard, maire divers droite d'Orléans depuis 2001, a présenté un bilan de sa mandature devant le conseil municipal. Assis dans son fauteuil rouge vif, micro éteint, il a laissé la parole à son premier adjoint, Florent Montillot, chargé de la « tranquillité publique ».
Sur grand écran, des chiffres flatteurs pour la capitale du Loiret ont été affichés, notamment une baisse de la délinquance de 80 % en vingt-cinq ans. Cette présentation intervient à moins d'un mois du premier tour des municipales, prévu le 15 mars, et met en avant la sécurité, un axe central de la campagne.
Une opposition virulente
Les oppositions, majoritairement de gauche, ont vivement critiqué cette présentation, jugée partiale et tronquée. « Je regrette que l’on essaie d’instiller cette petite suspicion ou ce doute, insidieusement », a déclaré Serge Grouard, 66 ans, maire sans discontinuer depuis 2001 et ancien député (ex-Les Républicains) du Loiret.
« C’est toujours la même méthode, pardon de le dire, d’une partie de la gauche : il se trouve que les chiffres sont bons et que la confiance [en les forces de sécurité] est là. »
Cette défense acharnée de son bilan s’inscrit dans un contexte national où la crise de la démocratie locale se fait sentir, avec une défiance croissante envers les élus locaux. À Orléans, la gauche espère profiter de cette dynamique pour reprendre le contrôle de la mairie, après des années de domination de la droite.
Un contexte national tendu
Alors que le gouvernement Lecornu II, dirigé par Sébastien Lecornu, tente de stabiliser les finances publiques, les élections locales deviennent un enjeu crucial pour les partis politiques. La gauche, en pleine reconquête, mise sur des thèmes comme la justice sociale et la transition écologique pour séduire les électeurs.
Dans ce contexte, la droite, affaiblie par des divisions internes et une perte de crédibilité, doit faire face à une montée en puissance de l’extrême droite, qui capitalise sur les inquiétudes sécuritaires. À Orléans, Serge Grouard incarne cette droite traditionnelle en déclin, tandis que la gauche, portée par un élan réformiste, espère marquer des points.
Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si la capitale du Loiret suivra la tendance nationale d’une gauche en progression ou si la droite parviendra à conserver son influence.