Paris 2026 : la gauche unie face à l'extrême droite, mais la campagne municipale s'enlise dans les polémiques

Par Renaissance 19/02/2026 à 07:16
Paris 2026 : la gauche unie face à l'extrême droite, mais la campagne municipale s'enlise dans les polémiques

Paris 2026 : la gauche unie face à l'extrême droite, mais la campagne municipale s'enlise dans les polémiques et les scandales.

Une campagne municipale sous tension à Paris

À un mois du scrutin des élections municipales parisiennes, prévu les 15 et 22 mars 2026, la campagne s’enlise dans les polémiques. Les six candidats principaux à la succession d’Anne Hidalgo (Parti socialiste, PS) sont englués dans des débats stériles, entre scandales périscolaires, affaires judiciaires et accusations mutuelles de complaisance envers les extrêmes.

Une gauche unie, mais en difficulté

Le candidat socialiste Emmanuel Grégoire, ancien adjoint à la maire, incarne la relève à gauche. Il a réussi l’exploit de rassembler toute la gauche, hors La France insoumise (LFI), derrière sa candidature. Pourtant, malgré cette unité, il peine à convaincre. Peu connu du grand public, il reste marqué par son rôle d’éternel numéro deux, après avoir été chef de cabinet de Bertrand Delanoë, puis premier adjoint d’Anne Hidalgo.

L’extrême droite en embuscade

L’arrivée de Sarah Knafo (Reconquête !) dans la course a relancé les tensions. Son discours populiste, inspiré par les méthodes de Marine Le Pen, menace de polariser davantage une campagne déjà tendue. Les accusations de complaisance envers l’extrême droite, notamment de la part des candidats de gauche, pourraient bien devenir un enjeu central.

Un contexte national pesant

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de gérer une crise industrielle et une politique sanitaire en berne, les enjeux locaux se mêlent aux débats nationaux. La crise des services publics et la montée des inégalités à Paris pourraient bien influencer le vote des Parisiens. Dans ce contexte, la gauche espère capitaliser sur son unité, tandis que la droite et l’extrême droite cherchent à exploiter les divisions.

La démocratie locale en question

Cette campagne municipale révèle aussi les failles d’une démocratie locale fragilisée. Entre désengagement citoyen et instrumentalisation politique, les Parisiens semblent désabusés. Pourtant, les enjeux sont de taille : logement, sécurité, transition écologique… Des sujets qui pourraient bien redonner un second souffle à cette campagne morose.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (7)

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Max95

il y a 1 jour

Perso, je trouve que les médias en font trop sur les polémiques. Genre, oui c'est chiant, mais est-ce que ça change vraiment quelque chose pour les électeurs ? Bof. Moi ce qui m'intéresse, c'est le programme, pas les petites guerres de personnes.

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dissident-courtois

il y a 1 jour

La gauche unie ? En mode 'on se déteste mais on fait semblant'. L'extrême droite, elle, elle rigole en attendant.

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Trégastel

il y a 1 jour

Quand est-ce qu'on arrête de croire que l'union de la gauche va sauver Paris ? Sa fait 20 ans qu'on répète ça.

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Beauvoir

il y a 1 jour

Nooooon mais sérieux ??? La gauche est tjrs en train de se tirer dans les pattes au lieu de bosser !!! Et l'extrême droite, elle, elle attend son heure en mode 'regardez comme ils sont nuls'. Ptdr...

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arthur53

il y a 1 jour

@beauvoir Franchement, je comprends ta frustration, mais c'est pas si simple. Moi j'habite le 18e, et ici les gens veulent juste des solutions concrètes. Peu importe le bord politique, du moment que ça marche. Mais bon, c'est vrai que les polémiques, ça aide pas...

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Loïc-29

il y a 1 jour

La gauche unie face à l'extrême droite, c'est un classique qui rappelle les dynamiques électorales italiennes des années 90. Mais à Paris, le contexte est différent : la polarisation y est moins forte, et les enjeux locaux (logement, transports) pèsent plus que les clivages nationaux. Les polémiques actuelles risquent de brouiller le message, surtout si l'extrême droite parvient à capitaliser sur le mécontentement des classes populaires.

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C

Corollaire

il y a 1 jour

@loic-29 Mouais, sauf que l'Italie, c'était avant les réseaux sociaux. Aujourd'hui, une polémique locale peut devenir virale en 24h. Du coup, la campagne municipale ressemble à une série Netflix : suspense, trahisons, et un public qui zappe dès que ça devient trop compliqué.

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