Un député LR s'alarme du traitement réservé aux professions essentielles
Dans un entretien accordé dimanche, le député Les Républicains Philippe Juvin a exprimé son indignation face aux conditions de travail des médecins et agriculteurs, qu'il juge humiliantes.
Un procès en appel qui fait trembler la droite
Alors que le procès en appel de Marine Le Pen s'ouvre mardi, Juvin a souligné l'importance politique de cette affaire, le Rassemblement national étant désormais le premier groupe à l'Assemblée nationale. « La démocratie, c'est un ensemble de pouvoirs dont l'autorité judiciaire. Ce procès entre dans un strict cadre démocratique et républicain. » a-t-il affirmé, tout en critiquant les accusations portées contre la présidente du RN.
La colère des médecins, une crise ignorée par le gouvernement
Médecin de formation, Juvin a vivement critiqué le traitement réservé aux soignants, dont les manifestations se multiplient.
« Les médecins ont un travail qui n'est pas un travail de toute tranquillité. [...] On a l'impression que l'administration, dans sa recherche permanente de vouloir normer toutes les activités humaines, méconnaît cela et traite très mal les médecins. »Il a dénoncé les propos insultants qualifiant les médecins de « rentiers », soulignant leur engagement quotidien.
Une crise agricole et sanitaire qui s'aggrave
Juvin a établi un parallèle entre la situation des médecins et celle des agriculteurs, deux professions essentielles qu'il estime méprisées par les institutions. « On a une population qui soigne, une population qui nourrit les Français et qui a l'impression d'être mal traitée. » Il a également critiqué les normes administratives délirantes qui étouffent ces professions.
Un appel à la réforme du système de santé
Le député LR a plaidé pour une remise à plat du système de santé, accusant le gouvernement de ne pas avoir écouté les alertes des médecins.
« Il faut prendre le temps de les écouter. Les médecins, ce n'est pas le problème, c'est la solution. »Il a également critiqué la proposition de régulation des arrêts maladie, qu'il juge injuste envers les professionnels.
Une critique implicite du gouvernement Lecornu
Sans nommer explicitement le gouvernement, Juvin a laissé entendre que les politiques menées par l'exécutif aggravent les tensions sociales. « Tous les matins, je me réveille en me disant 'Par quel miracle on n'a pas eu la révolution dans ce pays ?' » a-t-il lancé, illustrant son inquiétude face à la montée des colères sociales.