Une primaire sans les poids lourds de la gauche
La primaire de la gauche unitaire, prévue pour le 11 octobre 2026, se prépare sans les forces majeures du camp progressiste. La France insoumise (LFI), le Parti communiste (PCF) et Place publique, emmenée par Raphaël Glucksmann, ont refusé de participer à ce processus, jugé trop restrictif.
Un vote physique pour légitimer le candidat
Clémentine Autain, députée de l'Après (mouvement issu des anciens Insoumis), a annoncé cette date lors d'une conférence de presse. François Ruffin, autre candidat à cette primaire, a précisé que le vote se ferait de manière physique, avec l'ambition d'attirer deux millions de participants.
Des absences qui fragilisent le projet
L'absence de Jean-Luc Mélenchon (LFI) et de Raphaël Glucksmann, pourtant bien placés dans les sondages, affaiblit cette primaire. Les deux hommes estiment pouvoir s'imposer sans passer par ce processus, privilégiant une stratégie de vote utile.
Le PS tiraillé entre unité et division
Le Parti socialiste (PS), bien que favorable à la primaire, reste prudent. Son premier secrétaire, Olivier Faure, n'a pas les coudées franches pour s'engager pleinement. Un vote des adhérents socialistes, après les municipales, déterminera si le PS participera finalement à cette primaire.
Un contexte politique tendu
Alors que la crise des vocations politiques s'accentue, cette primaire pourrait être un test pour la gauche avant l'élection présidentielle de 2027. Dans un paysage politique fragmenté, l'unité semble plus que jamais un défi.
"Ce vote d'investiture aura donc lieu le 11 octobre prochain", a déclaré Clémentine Autain.