Rachida Dati en perte de vitesse : la droite parisienne s'inquiète de son manque de punch

Par Apophénie 22/01/2026 à 15:17
Rachida Dati en perte de vitesse : la droite parisienne s'inquiète de son manque de punch

Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, inquiète son camp par un discours trop modéré. Stratégie ou perte d’influence ?

Une campagne qui perd de son éclat

La candidate Les Républicains (LR) pour la mairie de Paris, Rachida Dati, voit sa campagne marquée par un net changement de ton. Après des débuts tonitruants, salués pour leur audace, la maire du 7e arrondissement semble désormais adopter un discours plus conventionnel, suscitant des interrogations au sein même de son camp.

Un contraste frappant avec ses débuts

Au micro de la radio RMC, un intervenant des Grandes Gueules a exprimé sa déception face à une candidate beaucoup moins pugnace qu’à l’accoutumée.

"Depuis tout à l’heure, je me dis ‘Mais est-ce vraiment la Rachida Dati qu’on a connue ?’ Vous incarniez quelque chose de différent en politique, et là je vois une candidate assez calme, modérée, avec des éléments de langage convenus d’avance alors que Rachida Dati, d’habitude, c’est beaucoup plus ‘punchy’."
Ces propos, tenus par Antoine Diers, ancien porte-parole d’Éric Zemmour, résument le malaise d’une partie de la droite parisienne.

Une stratégie en question

Pourtant, en septembre dernier, Rachida Dati avait marqué les esprits avec des vidéos virales, rompant avec les codes traditionnels de la communication politique. Bras dessus, bras dessous avec ses interlocuteurs, elle incarnait une droite décomplexée, en phase avec les attentes d’une partie de l’électorat parisien. Mais depuis quelques semaines, son discours s’est assagi, comme en témoigne son intervention lors de la rentrée politique des élus LR de Paris, dimanche 18 janvier. Un ton posé, un débit plus lent, et un appel à l’unité pour éviter la dispersion des voix.

Un contexte politique tendu

Cette évolution intervient dans un contexte marqué par la crise des vocations politiques, où les partis traditionnels peinent à séduire un électorat de plus en plus volatil. La droite française, divisée entre modérés et radicaux, voit en Rachida Dati une figure capable de fédérer. Mais son recentrage pourrait-elle lui coûter son électorat historique ?

Par ailleurs, la campagne parisienne s’inscrit dans un paysage national où la guerre des droites fait rage. Entre la ligne souverainiste de l’extrême droite et le libéralisme modéré de LR, la candidate doit naviguer avec prudence. Son alliance avec le MoDem et l’UDI, ainsi que le soutien discret de certains élus de Renaissance, montrent une volonté de rassembler au-delà de son parti. Mais suffira-t-elle à convaincre ?

Un premier tour décisif

Le 15 mars prochain, les Parisiens seront appelés aux urnes. Pour Rachida Dati, l’enjeu est de taille : éviter une triangulaire avec la gauche et l’extrême droite, qui pourraient profiter d’une division de la droite. Son discours apaisé vise à rassembler, mais risque-t-il de lasser ceux qui attendaient une candidate plus offensive ?

Dans un contexte où la crise de la démocratie locale se fait sentir, avec une abstention record aux dernières élections, la capacité à mobiliser sera cruciale. Rachida Dati devra convaincre qu’elle reste la candidate la plus à même de représenter une droite moderne, tout en gardant son identité.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (3)

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corbieres

il y a 4 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Elle a oublié qu'elle était censée représenter LA droite ??? En mode 'je fais comme les macronistes'... Ptdr, elle va se faire bouffer par les LR puristes et les modérés en même temps !!!

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H

Hortense du 38

il y a 4 semaines

Je comprends sa stratégie, mais franchement, elle perd en crédibilité. Le problème, c'est que sans punch, elle devient invisible. Et à Paris, l'invisibilité = la défaite. @le-chroniqueur, tu crois qu'elle peut se rattraper ?

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L

Le Chroniqueur

il y a 4 semaines

Rachida Dati joue un jeu dangereux en se modérant trop. La droite parisienne a besoin d'une opposition claire face à Hidalgo, pas d'un copier-coller du macronisme. @apollon-6, tu penses vraiment que ça peut marcher ?

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