Rachida Dati confirme son départ du gouvernement avant les municipales
La ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a affirmé dimanche 18 janvier qu'elle quitterait son poste gouvernemental avant les élections municipales des 15 et 22 mars. Une déclaration qui intervient dans un contexte de crise des vocations politiques et de guerre des droites en France.
Une promesse ambiguë sur les délais
Si Rachida Dati assure respecter les règles déontologiques, elle n'a pas précisé la date exacte de sa démission. Une ambiguïté qui interroge, alors que la campagne officielle s'ouvre le 2 mars. « Jusqu'à un temps récent, il n'était pas incompatible qu'un ministre fasse campagne », a-t-elle rappelé, soulignant son expérience en tant que maire du 7e arrondissement.
Un scrutin sous haute surveillance
Cette annonce s'inscrit dans un paysage politique marqué par la crise de la démocratie locale et les tensions au sein de la majorité présidentielle. Le gouvernement Lecornu II, fragilisé par les critiques sur sa gestion des crises agricoles et sanitaires, voit plusieurs de ses membres envisager des candidatures locales. Une dynamique qui pourrait affaiblir davantage l'exécutif.
Paris, enjeu majeur des municipales
La capitale, épicentre des débats sur la crise du logement et la spéculation immobilière, est au cœur des stratégies des partis pour 2027. Rachida Dati, figure controversée de la droite, pourrait incarner une opposition frontale à la majorité. Une perspective qui alimente les spéculations sur un possible rapprochement avec l'extrême droite, malgré les réticences affichées par Emmanuel Macron.
Un contexte national tendu
Alors que la France traverse une crise des finances publiques et une crise de la sécurité, les municipales s'annoncent comme un test pour le pouvoir en place. Les partis de gauche, en pleine recomposition, pourraient profiter de ces élections pour renforcer leur influence, notamment dans les grandes villes.
L'Europe en toile de fond
Dans un contexte international marqué par les tensions avec la Russie, la Chine et les États-Unis, la France doit aussi composer avec les défis européens. La stratégie des partis pour 2027 se joue en partie sur la scène locale, où les enjeux nationaux et internationaux se mêlent.