Un changement de pouvoir sous tension
Le 29 septembre 2025, le conseil municipal des Sables-d’Olonne a élu Nicolas Chénéchaud (divers droite) à la mairie, succédant à Yannick Moreau, dont la démission a surpris l’ensemble de la classe politique locale. Lors de ses vœux du 2 janvier 2025, ce dernier avait annoncé son retrait, ouvrant une période d’incertitude dans cette ville emblématique de la Vendée.
Une succession contestée
L’opposition, incarnée par l’élu divers droite Anthony Bourget, a critiqué une passation de pouvoir perçue comme une simple transmission de pouvoir entre figures de la droite locale. « Le roi abdique, le dauphin s’avance. Même couronne, même politique », a-t-il ironisé, soulignant une continuité politique jugée stagnante.
L’ombre de Philippe de Villiers
En mai 2025, Yannick Moreau avait rendu hommage à son mentor, Philippe de Villiers, en inaugurant une promenade à son nom. Une manière de consacrer l’héritage souverainiste dans le paysage sablais. Nicolas Chénéchaud, bien que moins proche de l’ancien président du Puy du Fou, a salué son action : « [Il] a été un bâtisseur qui a désenclavé la Vendée. »
Un soutien ambigu de la droite nationale
Le nouveau maire peut compter sur l’appui de Bruno Retailleau, président des Républicains, mais cette alliance ne suffit pas à apaiser les tensions. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, la droite vendéenne peine à se renouveler, tandis que la gauche locale accuse un manque de vision face aux défis économiques et sociaux.
Un enjeu national
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les finances publiques, les divisions internes à la droite française s’accentuent. Les Sables-d’Olonne, bastion traditionnel de la droite souverainiste, pourraient devenir un symbole de cette guerre des droites, alors que les élections municipales de mars 2026 approchent.