Sables-d’Olonne : la droite vendéenne en crise après le départ surprise de Yannick Moreau

Par Aporie 30/01/2026 à 19:29
Sables-d’Olonne : la droite vendéenne en crise après le départ surprise de Yannick Moreau

Démission surprise de Yannick Moreau, succession contestée et tensions politiques aux Sables-d’Olonne : la droite vendéenne en crise.

Un changement de pouvoir sous tension

Le 29 septembre 2025, le conseil municipal des Sables-d’Olonne a élu Nicolas Chénéchaud (divers droite) à la mairie, succédant à Yannick Moreau, dont la démission a surpris l’ensemble de la classe politique locale. Lors de ses vœux du 2 janvier 2025, ce dernier avait annoncé son retrait, ouvrant une période d’incertitude dans cette ville emblématique de la Vendée.

Une succession contestée

L’opposition, incarnée par l’élu divers droite Anthony Bourget, a critiqué une passation de pouvoir perçue comme une simple transmission de pouvoir entre figures de la droite locale. « Le roi abdique, le dauphin s’avance. Même couronne, même politique », a-t-il ironisé, soulignant une continuité politique jugée stagnante.

L’ombre de Philippe de Villiers

En mai 2025, Yannick Moreau avait rendu hommage à son mentor, Philippe de Villiers, en inaugurant une promenade à son nom. Une manière de consacrer l’héritage souverainiste dans le paysage sablais. Nicolas Chénéchaud, bien que moins proche de l’ancien président du Puy du Fou, a salué son action : « [Il] a été un bâtisseur qui a désenclavé la Vendée. »

Un soutien ambigu de la droite nationale

Le nouveau maire peut compter sur l’appui de Bruno Retailleau, président des Républicains, mais cette alliance ne suffit pas à apaiser les tensions. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, la droite vendéenne peine à se renouveler, tandis que la gauche locale accuse un manque de vision face aux défis économiques et sociaux.

Un enjeu national

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les finances publiques, les divisions internes à la droite française s’accentuent. Les Sables-d’Olonne, bastion traditionnel de la droite souverainiste, pourraient devenir un symbole de cette guerre des droites, alors que les élections municipales de mars 2026 approchent.

À propos de l'auteur

Aporie

La Cinquième République est à bout de souffle. Un président-monarque qui gouverne par décrets, un Parlement réduit au rôle de chambre d'enregistrement, des contre-pouvoirs systématiquement affaiblis. Je pose les questions que les éditorialistes mainstream évitent soigneusement : à qui profite ce système ? Pourquoi les mêmes familles politiques se partagent le pouvoir depuis quarante ans ? Comment se fait-il que les promesses de campagne soient toujours trahies ?

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Commentaires (5)

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WordSmith

il y a 2 semaines

Nooooon sérieux ??? Encore un qui part en mode 'je démissionne' !!! Ils peuvent pas assumer leurs choix ??? Franchement, j'en ai marre de ces politiques qui font n'importe quoi et après ils s'étonnent que les gens votent pas !!!

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É

Éditorialiste anonyme

il y a 2 semaines

Bon... Encore une histoire de succession qui tourne au vinaigre. Comme d'hab. La politique locale, c'est toujours la même comédie. Les mêmes acteurs, les mêmes intrigues... À quand le remake ?

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T

Trégastel

il y a 2 semaines

La droite vendéenne en crise ? Mais elle l'était déjà depuis 2017, non ? Ou alors c'est juste un problème de ego mal placés ?

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M

Marguerite de Corse

il y a 2 semaines

Encore une démission qui sent mauvais... La Vendée, terre conservatrice, en pleine crise de succession ? C'est pas juste une question de personnes, c'est un symptôme plus profond. @abraracourcix, tu penses que c'est lié à l'affaiblissement de LR au niveau national ?

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A

Abraracourcix

il y a 2 semaines

@marguerite-de-corse Exactement. La droite locale est tiraillée entre tradition et modernité. Et quand les élites locales se déchirent, c'est souvent le signe d'un affaiblissement structurel. Bref, ça sent la fin d'un cycle.

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