Une candidature surprise qui divise
À Limoges, l'annonce du maire sortant, Emile Roger Lombertie, a provoqué un séisme politique. Le 7 janvier, ce dernier a déclaré vouloir briguer un troisième mandat, dans un entretien au Populaire du Centre. « J’ai transformé Limoges », assure-t-il, évoquant une demande populaire. Pourtant, cette déclaration unilatérale a pris de court une partie de sa majorité.
Un rapport de force brutal
Guillaume Guérin, adjoint aux finances et président de la métropole, n’a pas été informé de cette décision. Dans un e-mail adressé aux adhérents Les Républicains, il dénonce « une tentative d’instauration d’un rapport de force brutal » et « une prise en otage » de la majorité. « Comme moi, aucun partenaire ni aucun élu de la majorité municipale n’était informé de cette interview », écrit-il, révélant des tensions internes.
La gauche profite du chaos
Cette division au sein de la droite pourrait redonner des couleurs à la gauche, historiquement ancrée à Limoges. « La droite se déchire, la gauche renaît », résume un observateur politique. Les divisions internes pourraient affaiblir le camp présidentiel, alors que le gouvernement Lecornu II peine à rassembler.
Un contexte national tendu
Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale, cette affaire illustre les difficultés des partis à se renouveler. « La crise des vocations politiques » touche aussi les rangs de la majorité, où les désaccords stratégiques se multiplient. Dans ce contexte, la gauche espère capitaliser sur les faiblesses de l’exécutif.
Un enjeu symbolique fort
Limoges, ancien bastion de la gauche, pourrait devenir un symbole de son retour. « Si la droite ne se ressaisit pas, elle risque de perdre un territoire historique », avertissent les analystes. La bataille des municipales 2026 s’annonce donc serrée, avec des conséquences potentielles sur la stratégie des partis pour 2027.