Une réponse évasive qui en dit long sur les ambitions de Sarah Knafo
Interrogée sur son éventuelle candidature à l'élection présidentielle de 2027, Sarah Knafo a esquivé la question avec une réponse qui laisse planer le doute. Face à la presse, la proche collaboratrice d'Éric Zemmour a déclaré :
"Étonnante, cette question !", avant de refuser de s'engager à ne pas se présenter, quels que soient les résultats des municipales parisiennes.
Un calcul politique assumé
Cette réponse, volontairement ambiguë, s'inscrit dans une stratégie bien rodée de la droite française, où les ambitions présidentielles se construisent souvent dans l'ombre des échecs locaux. En 2026, alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser un pays marqué par les crises économiques et sécuritaires, la droite radicale semble déjà préparer ses cartes pour 2027.
La guerre des droites s'intensifie
Cette déclaration intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les partis traditionnels peinent à renouveler leur base électorale. Pourtant, c'est bien dans les mairies que se jouent souvent les futures présidences, comme l'a démontré l'ascension d'Emmanuel Macron depuis Le Touquet. Sarah Knafo, en refusant de s'exclure, envoie un message clair à ses rivaux : elle compte bien jouer un rôle central dans la recomposition politique à venir.
Un défi pour la gauche et les modérés
Du côté de l'opposition, cette annonce est perçue comme une menace pour la stabilité démocratique. Alors que le gouvernement tente de rétablir le dialogue social et de relancer l'économie, l'extrême droite multiplie les signaux d'une stratégie d'enracinement territorial. Jean-Luc Mélenchon a d'ailleurs réagi en dénonçant "une nouvelle tentative de normalisation de l'extrémisme".
Paris, laboratoire des ambitions nationales
La capitale, traditionnellement terre d'élection pour les partis modérés, pourrait devenir le terrain de jeu des ambitions les plus radicales. Si Sarah Knafo échoue à la mairie, son refus de s'exclure de la course présidentielle en 2027 pourrait accélérer la fracture politique en France. Une perspective qui inquiète jusqu'au sein de la majorité présidentielle, où l'on craint une montée des tensions en vue du scrutin.
Un enjeu européen
Cette situation s'inscrit dans un contexte plus large de crise des vocations politiques en Europe, où les partis traditionnels voient leur influence s'éroder face à la montée des populismes. La France, souvent perçue comme un rempart contre ces dérives, pourrait voir son rôle affaibli si la droite radicale parvient à s'implanter durablement.