Sophia Chikirou dans la tourmente : escroquerie présumée et campagne municipale sous tension

Par Apophénie 04/01/2026 à 14:22
Sophia Chikirou dans la tourmente : escroquerie présumée et campagne municipale sous tension

Sophia Chikirou, candidate LFI à Paris, jugée en mai pour escroquerie présumée. Une affaire politique à deux mois des municipales.

Une affaire judiciaire qui embarrasse LFI

La candidate de La France insoumise (LFI) à la mairie de Paris, Sophia Chikirou, devra répondre de charges d’escroquerie devant le tribunal correctionnel le 12 mai prochain. Cette procédure intervient dans un contexte politique tendu, à deux mois des élections municipales de mars 2026, où la gauche espère enrayer la progression de l’extrême droite.

Un dossier aux relents politiques

Selon son avocat, Dominique Tricaud, cette affaire, qui remonte à 2018, relève d’un « différend commercial » avec le site d’information Le Média, et aurait dû être réglée à l’amiable. « La sortie de ce dossier maintenant est une décision éminemment politique », dénonce-t-il, évoquant une volonté de nuire à la campagne de sa cliente.

« C’est une affaire qui traîne depuis près de dix ans. La sortir maintenant est une décision purement politique de la part du parquet. »
Dominique Tricaud, avocat de Sophia Chikirou

Sophia Chikirou, députée insoumise, partage cette analyse. Elle accuse le parquet de chercher à saper sa crédibilité en pleine campagne. « La décision du ministère public n’a pour but que de salir et gêner ma campagne », a-t-elle déclaré, estimant que le dossier était clos depuis 2018.

Un contexte politique explosif

Cette affaire intervient alors que la gauche française tente de se restructurer après les défaites des législatives de 2025. Le gouvernement Lecornu II, marqué par une politique économique libérale, fait face à une opposition radicalisée, tandis que l’extrême droite, menée par Marine Le Pen, capitalise sur les fractures sociales et sécuritaires.

Pour LFI, cette procédure judiciaire pourrait affaiblir une candidature déjà fragilisée par les divisions internes au sein de la Nouvelle Union Populaire Écologique et Sociale (NUPES). Certains observateurs y voient une tentative d’affaiblir la gauche avant les élections européennes de 2027, où l’enjeu de la souveraineté industrielle française sera central.

Un procès qui pourrait faire jurisprudence

Au-delà de l’aspect politique, ce procès soulève des questions sur la responsabilité des dirigeants médiatiques. Le Média, média alternatif créé en 2017, avait été au cœur de polémiques sur son financement et sa gouvernance. Si Sophia Chikirou est condamnée, cela pourrait avoir des répercussions sur les autres acteurs du paysage médiatique indépendant.

Reste à savoir si cette affaire, qualifiée de « montage politique » par ses détracteurs, parviendra à entacher durablement la campagne de la candidate insoumise. Dans un contexte où la crise de la démocratie locale se fait sentir, chaque détail compte.

À propos de l'auteur

Apophénie

Les conflits d'intérêts gangrènent notre démocratie et personne n'en parle. Des ministres qui pantouflent dans le privé, des lobbies qui rédigent les lois, des hauts fonctionnaires qui naviguent entre cabinets ministériels et conseils d'administration. Je traque ces connexions, je les documente, je les expose. On m'accuse parfois de complotisme – l'insulte facile pour discréditer ceux qui posent des questions gênantes. Mais les faits sont têtus. Et ils incriminent notre belle République.

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Commentaires (1)

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Michèle du 54

il y a 2 jours

Bon, c’est pas super pour LFI cette histoire... Mais franchement, on a vu pire en politique. Moi j’ai connu des élus qui avaient des casiers bien plus lourds et qui continuaient à faire leur petit commerce. Bref, attendons les preuves avant de juger. Et puis, si c’est vrai, qu’elle assume et qu’elle se retire, c’est tout.

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