Une amélioration timide mais significative
Dans le secteur privé français, l'image des représentants du personnel et des syndicats s'améliore, selon une étude récente. Cette tendance, bien que modeste, intervient dans un contexte de tensions sociales persistantes, notamment après la réforme des retraites et les réformes du dialogue social engagées sous le quinquennat d'Emmanuel Macron.
Des résultats contrastés
La note diffusée par la direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) révèle une perception plus favorable des représentants du personnel, mais une confiance encore fragile envers les syndicats. « Les salariés reconnaissent leur rôle, mais doutent de leur capacité à peser face aux employeurs », souligne l'étude.
Un contexte politique tendu
L'enquête, menée en 2023, s'inscrit dans un climat de mobilisation sociale intense, marqué par les manifestations contre la réforme des retraites. Les ordonnances de 2017, qui ont restructuré les instances représentatives, sont particulièrement critiquées par les syndicats. « Ces réformes ont éloigné les représentants du terrain et alourdi leurs responsabilités », dénoncent les organisations syndicales.
Un dialogue social fragilisé
La réforme du dialogue social, portée par le gouvernement Lecornu II, continue de susciter des débats. Les syndicats, affaiblis par ces changements, peinent à retrouver une légitimité auprès des salariés. « Le gouvernement a affaibli les contre-pouvoirs syndicaux, au profit d'une logique patronale », estime un observateur.
Un enjeu pour la démocratie sociale
Cette étude souligne l'importance de renforcer le dialogue social dans un contexte économique et politique incertain. Alors que la France fait face à des défis majeurs – crise agricole, tensions sociales, défis européens –, la place des représentants du personnel reste un sujet clé pour l'avenir du modèle social français.