Toulon en ébullition : le RN tente un coup de force face à une droite unie

Par Éclipse 16/03/2026 à 14:18
Toulon en ébullition : le RN tente un coup de force face à une droite unie

Toulon en ébullition : le RN tente un coup de force face à une droite unie après un premier tour historique aux municipales.

Un premier tour historique pour le Rassemblement national

Dimanche 15 mars, Toulon a vécu un premier tour des municipales marqué par la percée du Rassemblement national. Avec 42% des suffrages, la candidate RN Laure Lavalette a largement devancé la maire sortante Josée Massi (29%) et le LR Michel Bonnus (16%). Une dynamique qui rappelle les années 1990, lorsque Jean-Marie Le Chevallier avait fait de Toulon un bastion de l'extrême droite.

La droite se ressaisit pour le second tour

Face à cette menace, la droite a rapidement réagi. Michel Bonnus, pourtant troisième homme du scrutin, a annoncé son retrait en faveur de Josée Massi, dans un discours sans ambiguïté :

"Depuis le début de la campagne, j'ai passé l'intérêt supérieur de Toulon avant toute autre chose. Je vais me retirer, il n'y a pas de débat là-dessus."

Une stratégie claire : éviter un retour du RN dans une ville où le système Falco, du nom de l'ancien maire déchu, reste influent. Les listes de gauche, éliminées, appellent également à faire barrage au Rassemblement national.

Laure Lavalette mise sur la division

Pourtant, la candidate RN ne baisse pas les bras. Elle mise sur un report massif des voix de Bonnus, soulignant les "85% de convergences" entre son programme et celui de la maire sortante. Une approche risquée, alors que le RN souffre d'un manque de réserves électorales.

Ironie de l'histoire, Lavalette tente même de séduire les électeurs de La France insoumise, en mettant en avant un projet de référendum sur les transports. Une tentative désespérée pour élargir son électorat.

Un contexte national tendu

Cette bataille toulonnaise s'inscrit dans un contexte national marqué par la crise de la démocratie locale. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les finances publiques, l'extrême droite profite des divisions de la droite traditionnelle pour avancer ses pions.

À Toulon, comme ailleurs, la question se pose : la droite parviendra-t-elle à contenir la vague brunissante, ou le RN profitera-t-il des failles d'un système en crise ?

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (4)

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R

Résonance

il y a 18 minutes

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent vraiment nous faire croire que c'est une victoire ??? Toulon en ébullition, ouais, en mode 'on va tous se taper dessus'...

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L

Loïc-29

il y a 59 minutes

Ce qui est intéressant, c'est que cette dynamique rappelle les municipales de 2014 à Hénin-Beaumont. Le RN avait déjà tenté un coup similaire, mais avec une droite divisée. Résultat ? Une victoire symbolique, mais un bilan mitigé. La question est : cette fois, la droite est-elle vraiment unie ?

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G

Geoffroy de Hyères

il y a 1 heure

Mouais, le RN qui tente un coup de force... Bof, la droite unie, c'est vite dit. En mode 'on se serre les coudes' jusqu'à ce que ça pète.

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M

max-490

il y a 2 heures

Toulon, le laboratoire politique où la droite se déchire en mode 'qui a le plus de couilles'... Franchement, on est en 2024 ou en 1984 ?

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