Donald Trump renonce à ses sanctions contre l'Europe après un accord sur le Groenland
Le président américain a annoncé jeudi soir la levée des droits de douane menaçants contre huit pays européens, dont la France. Cette décision intervient après un accord trouvé avec l'OTAN concernant la question du Groenland, un territoire dont la souveraineté est au cœur des tensions récentes.
Gabriel Attal plaide pour une Europe ferme et unie
Dans une interview accordée à une radio française, Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale, a salué la fermeté d'Emmanuel Macron face aux pressions américaines. "Il faut assumer, en France et en Europe, de parler le langage de la force et de montrer qu'on sait mordre", a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour l'Union européenne de se positionner comme un acteur géopolitique incontournable.
L'ancien Premier ministre a également critiqué les tentatives américaines de "subordonner l'Europe", rappelant que "le discours de Davos d'Emmanuel Macron était extrêmement lucide sur l'état du monde". Selon lui, l'Europe doit "assumer d'être puissante quand elle est unie" et cesser d'être "les dindons de la farce" dans les relations internationales.
Un contexte de tensions croissantes entre l'Europe et les États-Unis
Cette affaire s'inscrit dans un climat de relations tendues entre les deux alliés traditionnels. Les menaces de Donald Trump de taxer à 200% les vins et champagnes français avaient provoqué une vague d'indignation en Europe, où l'on dénonçait une forme de chantage économique. La levée des sanctions, bien que saluée, n'efface pas les craintes quant aux futures pressions américaines.
Du côté français, le gouvernement Lecornu II a réaffirmé son soutien à une Europe souveraine, capable de résister aux ingérences extérieures. "La France et l'Europe doivent défendre leurs intérêts avec la même détermination que leurs partenaires", a déclaré un porte-parole du gouvernement, sans citer explicitement les États-Unis.
L'Europe face à un choix stratégique
Cette crise illustre les défis auxquels l'Union européenne est confrontée dans un monde marqué par la montée des nationalismes et les rivalités géopolitiques. Pour Gabriel Attal, "il est temps que l'Europe cesse de se contenter de réactions défensives et qu'elle adopte une posture proactive". Une position partagée par plusieurs dirigeants européens, qui appellent à renforcer les mécanismes de solidarité et de défense collective.
Reste à savoir si cette désescalade sera durable ou si elle marque le début d'une nouvelle ère dans les relations transatlantiques. Une chose est sûre : l'Europe ne semble plus prête à se laisser dicter sa politique par des puissances extérieures.