Un bras de fer commercial et diplomatique
Dans une escalade inédite, le président américain Donald Trump a brandi lundi soir une menace économique lourde de conséquences pour la France. En réponse au refus d'Emmanuel Macron de rejoindre son controversé « conseil de la paix », Trump a annoncé l'instauration de droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français, des produits phares de l'agriculture nationale.
Une provocation aux relents de chantage
Interrogé par des journalistes en Floride, Trump a déclaré avec une ironie mordante : « Il a dit ça ? Eh bien, personne ne veut de lui, parce qu'il sera bientôt sans mandat ». Une pique qui vise directement la position politique de Macron, alors que les élections présidentielles approchent en France.
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a immédiatement réagi avec fermeté. Dans une interview accordée à TF1, elle a qualifié ces propos de hostiles et dénoncé une tentative de chantage économique : «
C'est extrêmement choquant parce que c'est brutal, c'est fait pour faire plier, c'est un outil de chantage».
Un projet de « conseil de la paix » contesté
L'origine de ce conflit diplomatique remonte à l'invitation adressée par Trump à plusieurs dirigeants internationaux, dont Macron, pour intégrer une nouvelle instance parallèle aux Nations unies. Selon des documents consultés, cette structure, baptisée « conseil de la paix », exigerait une participation financière de 1 milliard de dollars pour une place permanente.
Le Quai d'Orsay a d'abord évoqué un examen technique, avant que l'entourage du président français ne clarifie la position : « La France n'entend pas donner de suite favorable », a-t-on indiqué, soulignant des questions majeures sur le respect des principes onusiens.
Une initiative américaine qui divise
Parmi les autres invités figurent Vladimir Poutine, le roi de Jordanie et Giorgia Meloni. Une initiative perçue comme une tentative de contourner l'ONU, ce que Paris refuse catégoriquement. Les tensions diplomatiques s'inscrivent dans un contexte plus large de crise des relations franco-américaines, alors que la France défend une approche multilatérale, en phase avec les valeurs européennes.
Les réactions politiques en France
À gauche, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « provocation inacceptable » de la part de Trump, tandis que le Rassemblement National a appelé à une solidarité nationale face aux pressions américaines. Le gouvernement Lecornu II, quant à lui, travaille sur des contre-mesures commerciales, en coordination avec l'Union européenne.
Un enjeu économique et symbolique
L'industrie viticole française, déjà fragilisée par les crises successives, pourrait subir de lourdes pertes en cas de mise en œuvre de ces tarifs douaniers. Cette affaire illustre les tensions croissantes entre les États-Unis et l'Europe, alors que Washington cherche à imposer son leadership sur la scène internationale.
Dans ce contexte, la France pourrait s'appuyer sur ses partenaires européens pour riposter, tout en réaffirmant son attachement aux institutions multilatérales. Une épreuve de force qui s'annonce longue et complexe.