La France insoumise sous pression après les révélations sur la Jeune Garde
Dans un contexte de tensions croissantes autour de la sécurité en France, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, a défendu avec fermeté son député Raphaël Arnault, impliqué indirectement dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon. Une affaire qui relance le débat sur les méthodes de l'antifascisme militant.
Un député sous les projecteurs
Interrogée sur les liens entre Raphaël Arnault et plusieurs personnes mises en examen dans cette affaire, Mathilde Panot a catégoriquement nié toute implication de son groupe parlementaire. « La justice doit pouvoir travailler sereinement, sans pression médiatique ni procès d'intention », a-t-elle déclaré, rappelant que seul un ancien collaborateur du député était concerné, et qu'il avait depuis été licencié.
La présidente du groupe insoumis a également dénoncé les fuites médiatiques, parfois relayées par l'extrême droite, qui selon elle portent atteinte au secret de l'enquête. Elle a réaffirmé son soutien à Arnault, soulignant son engagement antifasciste : « En République, tout républicain doit être antifasciste ».
La Jeune Garde, entre autodéfense et violence
Le mouvement dissous la Jeune Garde, accusé d'être à l'origine des violences, se défend en revendiquant une doctrine d'autodéfense populaire. Pourtant, des images choquantes montrant le passage à tabac d'un homme à terre ont circulé, alimentant les critiques sur ses méthodes.
Mathilde Panot a tenté de nuancer :
« La Jeune Garde avait pour objectif de protéger les manifestations, notamment LGBT, contre les groupuscules d'extrême droite. »Elle a rappelé que le mouvement avait été dissous, mais qu'un recours était en cours devant le Conseil d'État.
Un projet de loi sur la fin de vie adopté à l'unanimité
Par ailleurs, Mathilde Panot a salué l'adoption prochaine du projet de loi sur la fin de vie, une avancée portée depuis longtemps par La France insoumise. « Il s'agit d'un droit nouveau, qui affirme que chacune et chacun demeure maître de son corps et de son existence jusqu'au bout », a-t-elle déclaré, évoquant une continuité historique avec les combats pour l'IVG.
Elle a souligné l'importance de ce texte pour les malades atteints de la maladie de Charcot, qui l'attendent avec impatience. Une mesure qui s'inscrit, selon elle, dans une dynamique de progrès humaniste.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un climat de crise de la sécurité en France, marqué par des violences récurrentes entre groupuscules d'extrême droite et mouvements antifascistes. La dissolution de la Jeune Garde, bien que saluée par certains, a été critiquée par d'autres comme une atteinte aux libertés.
Mathilde Panot a rappelé que son groupe restait mobilisé sur les enjeux de société, comme la fin de vie ou les droits des minorités, tout en dénonçant les dérives sécuritaires du gouvernement. Une posture qui pourrait influencer la stratégie des partis en vue des élections de 2027.