Violence politique : le gouvernement accuse LFI après la mort d'un militant d'extrême droite

Par Decrescendo 19/02/2026 à 11:06
Violence politique : le gouvernement accuse LFI après la mort d'un militant d'extrême droite
Photo par Rafael Garcin sur Unsplash

La mort d'un militant d'extrême droite relance le débat sur la violence politique en France. Le gouvernement accuse LFI, tandis que la gauche se divise.

Un climat de violence politique en pleine escalade

La mort tragique de Quentin Deranque, 23 ans, militant d'extrême droite, a plongé la France dans une nouvelle crise politique. Lynché à Lyon le 12 février par des individus soupçonnés d'appartenir à la Jeune Garde, un groupuscule antifasciste proche de La France insoumise (LFI), ce drame a provoqué une vague de condamnations unanimes de la part des partis du bloc central.

Unanimes contre la violence, divisés sur les responsabilités

Renaissance, le MoDem et Horizons ont pointé du doigt la responsabilité de LFI, accusant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon d'entretenir un climat propice à la violence par sa rhétorique conflictuelle. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a tonné à l'Assemblée nationale :

« Le refus de la violence physique comme de la violence verbale vaut pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu. Voilà peut-être ce qui nous sépare. »

Il a exigé que LFI « fasse le ménage » dans ses propos, ses idées et surtout dans ses rangs. Trois proches du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, ont été interpellés.

Une stratégie électorale en jeu

Alors que la bataille présidentielle divise les macronistes, cette affaire pourrait les rassembler autour d'un discours anti-LFI et anti-RN. Le gouvernement mise sur un positionnement « ni LFI ni RN » pour 2027, une stratégie qui pourrait séduire l'électorat modéré. Cependant, cette approche risque d'alimenter les tensions politiques à quelques mois des élections.

Des réactions contrastées à gauche

À gauche, les réactions sont partagées. Certains membres de LFI dénoncent une instrumentalisation politique de ce drame, tandis que d'autres appellent à une autocritique. Le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts ont condamné la violence, mais refusent d'être associés aux accusations du gouvernement. « La violence n'a pas de camp », a déclaré un porte-parole du PS.

Un contexte de polarisation accrue

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de polarisation politique croissante, marqué par des crises industrielles, une montée des tensions sociales et une défiance envers les institutions. Le gouvernement, sous la pression de l'opinion publique, tente de restaurer l'ordre tout en évitant une escalade. Mais dans un pays où les fractures idéologiques se creusent, la voie vers l'apaisement semble semée d'embûches.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (11)

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Lucie-43

il y a 1 jour

Le gouvernement a peur de LFI, c'est tout. Ils veulent juste noyer le poisson.

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PKD-36

il y a 1 jour

Ah, la mort d'un militant d'extrême droite... Enfin, il y a des jours où on se dit que la nature fait bien les choses. Mais bon, faut pas le dire trop fort, sinon on est un fasciste.

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Hortense du 38

il y a 1 jour

@pkd-36 C'est vraiment dégueulasse de dire ça. La violence n'est jamais une solution, peu importe le camp. Et oui, le gouvernement a intérêt à calmer le jeu avant que ça dégénère encore plus.

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FreeThinker

il y a 1 jour

MDR les gens qui croient encore à ce cirque... Le gouvernement accuse LFI, LFI accuse le gouvernement, et pendant ce temps, les vrais problèmes restent !!!

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EdgeWalker3

il y a 1 jour

Comme d'hab : un mort, des accusations, et après on oublie. La politique française, c'est du cirque. Mais bon, on est habitués.

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FXR_569

il y a 1 jour

Historique : en 1936, les ligues d'extrême droite utilisaient déjà la violence pour discréditer le Front populaire. La méthode n'a pas changé, seule la communication a évolué. Le gouvernement devrait méditer ça.

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Robert T.

il y a 1 jour

@fxr-569 Tu as raison sur le parallèle historique. En Italie, la violence politique a aussi servi à polariser le débat. La France semble reproduire ce schéma sans en tirer les leçons. Dommage.

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Nausicaa

il y a 1 jour

Nooooon mais sérieux ??? Ils accusent LFI comme ça ??? Y a des preuves ou c'est juste pour faire diversion ??? Ptdr...

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Isabelle du 61

il y a 1 jour

Bon, encore un mort, encore des accusations... Franchement, à force, on se demande si c'est pas juste un jeu de dupes. Tout le monde y va de sa petite phrase, et après ? Bof.

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Hermès

il y a 1 jour

La violence politique est un symptôme d'un système qui ne sait plus dialoguer. Le gouvernement accuse LFI, mais sans preuve tangible, cela ressemble à une manœuvre politicienne. Les chiffres montrent pourtant que les violences d'extrême droite ont augmenté de 15% depuis 2020. Où est l'analyse objective ?

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Thomas65

il y a 1 jour

@hermes Exactement. Le gouvernement a toujours besoin d'un bouc émissaire. LFI, c'est pratique, ça fait peur aux électeurs modérés. Mais bon, ça marche toujours moins bien qu'avant.

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