L'affaire Deranque plonge LFI dans une crise politique majeure
La mort tragique de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste, lors d'affrontements en marge d'un meeting de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, a déclenché une onde de choc politique. Neuf interpellations ont eu lieu mardi 17 février, dont celle de Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, et plusieurs membres de la Jeune garde, mouvement antifasciste lié à La France insoumise (LFI).
Un mouvement contesté au sein de la gauche
La Jeune garde, qualifiée d'« alliée » par Jean-Luc Mélenchon, est désormais au cœur des critiques. Comment le leader de LFI va-t-il réagir ? Va-t-il rompre avec ce mouvement pour apaiser les tensions, ou maintenir son soutien au risque d'aggraver la polarisation politique ?
Valérie Gas, cheffe du service politique de RFI, et Henri Vernet, éditorialiste, soulignent que cette affaire pourrait affaiblir la crédibilité de LFI à quelques mois des élections cruciales de 2027.
« La gauche doit choisir entre la radicalité et la responsabilité »,analysent-ils.
Un climat politique explosif
Cette affaire s'inscrit dans un contexte de montée des violences politiques, avec des affrontements de plus en plus fréquents entre militants d'extrême droite et mouvements antifascistes. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, est sous pression pour rétablir l'ordre, tandis que l'opposition de droite accuse LFI de complicité avec des groupes violents.
En parallèle, les médias continuent de couvrir d'autres sujets sensibles, comme les JO de Milan-Cortina, où la France brille avec des médailles historiques, ou encore les crises sociales en Guadeloupe et les tensions en Floride, où les lamentins sont menacés par le froid.
Une affaire qui dépasse le cadre judiciaire
Au-delà des interpellations, c'est toute la stratégie politique de LFI qui est remise en question. Faut-il condamner fermement la violence, même lorsqu'elle vient de ses alliés ? La réponse de Jean-Luc Mélenchon sera scrutée, alors que la gauche tente de se rassembler face à une droite radicalisée.
Les prochains jours seront décisifs pour LFI, qui doit éviter de devenir le bouc émissaire d'une crise de sécurité que le gouvernement cherche à instrumentaliser.