Un discours choc qui relance la « guerre des droites »
Les déclarations de Jordan Bardella, président du Rassemblement National, ont enflammé le débat politique ce mercredi 18 février 2026. Dans une interview accordée à CNews et Europe 1, il a accusé l'extrême gauche d'être responsable de la mort de Quentin Deranque, un jeune homme décédé dans des circonstances encore floues. « L'extrême gauche a tué », a-t-il affirmé, avant d'ajouter que « Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre ».
Un appel au « front commun » contre LFI
Le leader du RN a profité de cette tribune pour appeler à la mise en place d'un « cordon sanitaire » contre La France Insoumise (LFI), qu'il qualifie de « mouvement sorti totalement de la République ». Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions accrues entre les partis de droite et d'extrême droite, alors que les élections de 2027 approchent.
Réactions politiques et divisions
Du côté de la majorité présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a refusé de commenter directement les propos de Bardella, tout en rappelant l'importance du respect des institutions.
« La violence verbale ne doit pas remplacer le débat démocratique »,a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
À gauche, les réactions ont été vives. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une « manipulation politique », tandis que des figures du Parti Socialiste et d'Europe Écologie Les Verts ont appelé à une « union républicaine » face à la montée des discours extrémistes.
Un contexte de crise politique et sociale
Cette polémique s'inscrit dans un climat de défiance croissante envers les institutions, marqué par une crise des vocations politiques et une crise des services publics. Les partis de droite et d'extrême droite cherchent à capitaliser sur ce malaise, tandis que la majorité présidentielle tente de maintenir un discours d'unité.
Pour l'heure, aucune enquête n'a établi de lien direct entre la mort de Quentin Deranque et des actions politiques. Les familles des victimes appellent à la prudence et à la responsabilité médiatique, alors que les réseaux sociaux amplifient les tensions.