Un silence rompu après 24 heures
Jean-Luc Mélenchon, figure de La France insoumise (LFI), a brisé son silence dimanche 15 février pour exprimer la « sidération » et la « compassion » de son mouvement après l'agression mortelle de Quentin D., un militant nationaliste à Lyon. Lors d'un meeting à Montpellier, le leader insoumis a fermement rejeté les accusations portées contre son parti, évoquant une « manipulation » des faits.
Des accusations croisées
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait précédemment pointé du doigt l'ultragauche, affirmant que « c'est manifestement elle qui a tué » Quentin D. Une déclaration qui a immédiatement provoqué la colère de Mélenchon, qui a dénoncé une « complaisance » de la droite pour la violence politique.
Selon le collectif identitaire Némésis, proche de l'extrême droite, Quentin D. aurait été agressé par des militants antifascistes alors qu'il assurait la sécurité d'une manifestation contre une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan. Mais pour Mélenchon, ces récits « n'ont aucun rapport avec la réalité ». « Nous n'avons rien à voir avec cette histoire », a-t-il martelé, accusant ses détracteurs de « calomnie ».
Un contexte tendu
Le parquet de Lyon a indiqué que plusieurs témoignages avaient été recueillis, et le procureur tiendra un point presse lundi. Dans son allocution, Mélenchon a également répondu aux propos d'Emmanuel Macron, qui avait qualifié LFI de mouvement d'extrême gauche aux tendances antisémites.
« Si vous pensez que nous sommes antisémites, portez plainte ! »
Le leader insoumis a dénoncé une « forfaiture » de la part du président, accusant ce dernier de « calomnier dans le vide ». Il a par ailleurs rappelé que LFI avait déposé un recours devant le Conseil d'État après avoir été classée parmi les formations d'extrême gauche par le gouvernement.
Une divergence stratégique
Mélenchon a souligné une divergence fondamentale avec l'extrême gauche : « Nous croyons aux élections comme seul moyen de conquête du pouvoir ». Une position qui contraste avec les méthodes plus radicales de certains mouvements de gauche.
Alors que la crise de la sécurité s'aggrave en France, cet épisode illustre les tensions croissantes entre les différents camps politiques. Les prochaines élections municipales, prévues les 15 et 22 mars, pourraient exacerber ces divisions.