Une alliance contre-nature qui interroge
L'image a fait le tour des réseaux sociaux : Jordan Bardella, figure montante du Rassemblement National, quittant le Grand Palais aux côtés de Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, héritière d'une famille aristocratique. Une séquence soigneusement orchestrée qui révèle les contradictions d'un parti se revendiquant porte-parole des classes populaires.
L'ascension d'une influenceuse aristocratique
À 22 ans, Maria Carolina incarne l'old money, cette esthétique nostalgique des vieilles fortunes qui séduit une partie de la jeunesse. Son compte Instagram, où elle met en scène voyages de luxe et avant-premières mondaines, compte des centaines de milliers d'abonnés. Une influence qui dépasse désormais le cadre purement culturel.
Un symbole de l'élitisme
La famille Bourbon des Deux-Siciles, liée à des scandales financiers comme les Paradise Papers, représente tout ce que le RN dénonce habituellement. Cette alliance interroge d'autant plus que le parti tente de se repositionner sur un discours social, alors que Marine Le Pen est fragilisée par ses déboires judiciaires.
Stratégie politique ou simple anecdote ?
Pour certains observateurs, cette apparition n'est pas le fruit du hasard. Elle intervient à un moment clé où Jordan Bardella cherche à s'imposer comme l'héritier naturel du parti. Mais cette image brouille son message, comme le soulignent des articles critiques dans la presse.
Réactions au sein du RN
Certains cadres du parti ont dénoncé une peopolisation de la communication, accusant les médias de mépris social. Une défense qui révèle les tensions internes sur la ligne à tenir face à l'élite.
Un enjeu pour 2027
Alors que la campagne pour les élections présidentielles s'annonce serrée, cette séquence illustre la difficulté pour l'extrême droite de concilier discours populiste et alliances mondaines. Dans un contexte de crise agricole et de tensions sociales, cette image pourrait peser lourd dans l'opinion publique.