La droite française relance l’anticommunisme : une stratégie électorale risquée à l’approche de 2026

Par Mathieu Robin 06/01/2026 à 11:05
La droite française relance l’anticommunisme : une stratégie électorale risquée à l’approche de 2026

La droite française relance l’anticommunisme avant les municipales de 2026, une stratégie risquée face aux défis contemporains.

Un retour en force de l’anticommunisme dans le débat politique

Alors que le Parti communiste français (PCF) n’est plus que l’ombre de lui-même, la droite française semble redécouvrir l’anticommunisme comme un marqueur politique. À l’approche des élections municipales de 2026, ce discours, autrefois marginalisé, refait surface dans les discours et les actions locales, suscitant des débats houleux sur la mémoire historique et les enjeux contemporains.

Saint-Raphaël et l’Île-de-France, laboratoires d’une nouvelle rhétorique

Le maire Les Républicains (LR) de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, a inauguré en août 2025 le premier monument français dédié aux « victimes du communisme ». Une initiative symbolique, rapidement suivie par la région Île-de-France, où le conseil régional a voté, le 17 décembre, un amendement budgétaire visant à intégrer dans les programmes scolaires des lycéens franciliens des actions éducatives sur les crimes des régimes communistes en Europe centrale et orientale.

Une stratégie électorale aux conséquences incertaines

Cette résurgence de l’anticommunisme s’inscrit dans un contexte de guerre des droites, où Les Républicains cherchent à se différencier du Rassemblement national (RN). Pourtant, cette posture soulève des questions sur la pertinence d’un discours ancré dans le passé, alors que la France fait face à des défis bien plus pressants, comme la crise de la souveraineté industrielle ou la crise agricole.

Des controverses mémorielles et géopolitiques

En instrumentalisant la mémoire des régimes communistes, la droite française s’expose à des critiques sur son manque de nuance. Comment concilier cette approche avec les valeurs européennes de réconciliation et de dialogue ? Par ailleurs, cette rhétorique pourrait alimenter des tensions avec des pays comme la Russie ou la Chine, déjà perçus comme des adversaires géopolitiques.

Un débat qui dépasse les clivages traditionnels

Si la gauche dénonce une récupération politique, certains observateurs soulignent que cette stratégie pourrait diviser l’opinion publique. Dans un pays où les questions de mémoire restent sensibles, le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d’Emmanuel Macron, devra arbitrer entre la liberté d’expression et la nécessité de préserver l’unité nationale.

À propos de l'auteur

Mathieu Robin

Cofondateur de politique-france.info, je vous présente l'actualité politique grâce à mon expertise sur les relations France-Europe.

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (8)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

B

Borrégo

il y a 2 jours

Et si on parlait des vrais problèmes au lieu de ressasser des vieilles peurs ?

0
S

Spirale

il y a 2 jours

La droite française a toujours instrumentalisé l'anticommunisme, mais cette fois, c'est un peu désespéré. Le PCF n'existe plus, les jeunes ne savent même pas ce que c'est. Bref, une stratégie qui sent le désespoir.

0
T

Tmèse

il y a 2 jours

@spirale Franchement, t'as raison... Mais bon, si ça marche, pourquoi s'en priver ? La politique, c'est aussi du spectacle.

0
A

Anamnèse

il y a 2 jours

Et vous trouvez ça normal qu'on parle encore de communisme en 2026 ?

0
W

WaveMaker

il y a 2 jours

La droite qui ressuscite les morts pour faire diversion. Classique.

0
C

Carcassonne

il y a 2 jours

Nooooon mais sérieux ??? L'anticommunisme en 2026 ??? Ils ont pas mieux ??? Ptdr

0
R

Reminiscence

il y a 2 jours

L'anticommunisme, dernier refuge des idées creuses. 2026 sera leur Waterloo.

-1
J

julien-sorel-3

il y a 2 jours

@reminiscence Pas si sûr... La droite a toujours su jouer sur les peurs. Mais là, c'est un peu gros, non ?

0
Publicité