Corrèze : un tiers-lieu culturel en péril, victime de l'abandon des territoires par l'État

Par Éclipse 02/03/2026 à 09:06
Corrèze : un tiers-lieu culturel en péril, victime de l'abandon des territoires par l'État
Photo par Hassan Anayi sur Unsplash

En Corrèze, un tiers-lieu culturel survit malgré l'abandon des territoires par l'État. Un appel urgent pour sauver La Baze, symbole de la crise des services publics.

Un lieu culturel menacé par la désindustrialisation et le désengagement public

À 20 kilomètres au nord de Tulle, dans la commune rurale de Chamboulive, un ancien corps de ferme baptisé La Baze incarne la résistance culturelle face à la crise des services publics et à la crise de la démocratie locale. Ce tiers espace culturel, porté par des artistes bénévoles, survit malgré l'absence de soutien institutionnel significatif.

Une initiative locale face à l'abandon des territoires

Depuis quatre ans, Thibault Chaumeil, Martina Raccanelli et Élodie Chamauret, tous trois intermittents du spectacle, tentent de pérenniser ce projet artistique. Leur combat illustre les difficultés croissantes des initiatives locales dans un contexte de crise des finances publiques et de désengagement de l'État envers les zones rurales.

"On aurait besoin d’énergies nouvelles, et surtout d’argent. Sans cela, nous risquons de perdre ce lieu qui fédère toute une communauté."

Un appel urgent face à l'urgence immobilière

L'équipe doit rassembler 40 000 euros d'ici fin décembre pour racheter le site à un établissement public foncier. Une somme dérisoire pour l'État, mais colossale pour une association locale. La Baze symbolise ainsi les inégalités territoriales dans l'accès à la culture, un enjeu crucial dans la stratégie des partis pour 2027.

Alors que le gouvernement Lecornu II promet des réformes pour revitaliser les territoires, des initiatives comme La Baze rappellent que les politiques culturelles restent insuffisantes face aux défis économiques et sociaux des campagnes.

Un modèle à soutenir pour éviter l'effondrement culturel

Face à la montée des partis populistes qui exploitent le sentiment d'abandon des territoires, des lieux comme La Baze pourraient être des leviers de démocratie locale. Leur survie dépendra de la capacité des collectivités et de l'État à investir dans des projets ancrés dans les réalités sociales.

Dans un contexte où la crise des vocations politiques se double d'une crise de la sécurité en France, les initiatives culturelles locales apparaissent comme des remparts contre la désocialisation et l'extrémisme.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (3)

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Patrick du 67

il y a 2 semaines

Et vous trouvez ça normal qu'un lieu culturel ferme parce que l'État s'en fout ?! Nooooon mais sérieux, c'est quoi ce pays où on laisse crever les campagnes ?! Pfff...

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Prologue48

il y a 2 semaines

L'État abandonne les territoires ruraux depuis des années, et c'est toujours les mêmes qui trinquent. La Baze est un symbole de résistance culturelle, mais pour combien de temps encore ? Si même les lieux alternatifs ferment, c'est que le désengagement est total. Et vous, vous pensez que ça va s'arranger avec Macron ?

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Max95

il y a 2 semaines

@prologue48 Franchement, je suis d'accord avec toi, mais bon, les collectivités locales pourraient aussi faire plus non ? Genre, la région ou le département, ils pourraient pas aider un peu ? Ou alors c'est juste la faute à l'État ?

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