Désinformation médicale : l'État face à la guerre des fake news, une priorité du gouvernement Lecornu II

Par Renaissance 13/01/2026 à 00:28
Désinformation médicale : l'État face à la guerre des fake news, une priorité du gouvernement Lecornu II

Désinformation médicale : le gouvernement Lecornu II lance une stratégie nationale pour contrer les fake news sanitaires, une priorité face à la crise de la jeunesse et des réseaux sociaux.

Une stratégie nationale pour contrer la désinformation sanitaire

Alors que la France traverse une crise de la jeunesse et de régulation numérique, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a présenté lundi 12 janvier une stratégie ambitieuse pour lutter contre la désinformation médicale. Un enjeu crucial à l'heure où les fake news menacent la démocratie et les plus vulnérables.

Un contexte de « guerre informationnelle »

Dans un rapport alarmant remis à la ministre, des experts soulignent que la santé publique est devenue un terrain de bataille idéologique, notamment sous l'influence de puissances étrangères comme la Russie et la Chine.

« Nous considérons que nous sommes dans un contexte de guerre informationnelle et que la santé est l’un des vecteurs d’attaque de la démocratie »,
écrivent les auteurs.

L'État se mobilise face à l'urgence sanitaire

Stéphanie Rist a insisté sur l'urgence d'agir :

« Quand les fausses informations circulent plus vite que la science, ce sont les plus fragiles qui en paient le prix fort. »
Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, reprend ainsi une initiative lancée en 2025 par son prédécesseur Yannick Neuder.

Un comité d'experts pour une réponse coordonnée

La stratégie repose sur un comité de pilotage réunissant des scientifiques, des professionnels de santé et des institutions. Une approche saluée par la gauche, qui y voit une réponse nécessaire face aux théories complotistes alimentées par l'extrême droite et certains médias d'opposition.

La France en première ligne face aux défis numériques

Alors que l'Union européenne renforce ses mécanismes de lutte contre la désinformation, la France entend jouer un rôle moteur. Un enjeu d'autant plus crucial que les jeunes générations, premières victimes de ces manipulations, sont aussi les plus exposées aux réseaux sociaux.

Un combat qui dépasse les frontières

La ministre a rappelé l'importance de la coopération internationale, notamment avec les pays européens et les démocraties engagées comme le Canada ou le Japon. Un contraste frappant avec les régimes autoritaires, où la désinformation est souvent un outil de contrôle politique.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (3)

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Quimperlé

il y a 30 minutes

Encore une mesure qui va coûter un bras pour rien. Les gens croient ce qu'ils veulent, point final.

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E

EyeToEye71

il y a 1 heure

Le gouvernement a raison de s'attaquer à la désinformation médicale, surtout sur les réseaux sociaux où les jeunes sont les plus exposés. Mais comme aux États-Unis avec les fake news politiques, ça va être compliqué sans régulation internationale. Et puis, qui va payer pour cette stratégie ?

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A

arthur53

il y a 57 minutes

@eyetoeye71 Exactement ! Moi j'ai vu des potes tomber dans des théories complotistes à cause de TikTok. Mais franchement, est-ce que le gouvernement a les moyens de lutter contre ça ? Ou est-ce qu'ils font juste de la com' ?

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