Un projet de loi controversé pour protéger les jeunes
Alors que le gouvernement prépare un texte visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et les smartphones dans les lycées, les débats s'intensifient. Rodrigo Arenas, député LFI de Paris, a plaidé vendredi 2 janvier 2026 pour une application stricte des lois existantes, pointant du doigt les responsabilités des plateformes numériques.
Des mesures déjà encadrées par le droit européen
Le député insiste sur le cadre juridique disponible : "La France dispose déjà des outils nécessaires, notamment grâce aux directives européennes", a-t-il déclaré. Il critique une approche qui, selon lui, tend à victimiser les utilisateurs plutôt qu'à réguler les acteurs économiques.
Les plateformes dans le viseur
Pour Arenas, les géants du numérique sont des "dealers d'addiction", une métaphore forte qui souligne son opposition à l'influence des entreprises américaines.
Nous sommes prompts à blâmer les victimes de ces plateformes, mais c'est aux régulateurs d'agir, ajoute-t-il, évoquant les pressions exercées par les États-Unis sur les régulations européennes.
Un manque de moyens dans les établissements
Si l'interdiction des téléphones est déjà en vigueur dans les collèges, son application reste limitée par le manque de moyens. Les syndicats dénoncent un manque de soutien financier et logistique, alors que le gouvernement promet une extension de cette mesure aux lycées.
La question des sanctions
Le texte prévoit un blocage parental obligatoire pour les mineurs, mais son efficacité reste à prouver. Les opposants craignent une mesure symbolique, tandis que les partisans y voient un premier pas vers une régulation plus stricte.
Un enjeu de souveraineté numérique
Cette réforme s'inscrit dans un contexte de tensions accrues entre l'Europe et les États-Unis sur la régulation des GAFAM. Arenas dénonce l'ingérence américaine, rappelant l'épisode des sanctions imposées par Donald Trump lors d'une précédente tentative de régulation.
La jeunesse au cœur des débats
Avec près de 40% des jeunes déclarant une utilisation excessive des réseaux sociaux, la question de la protection des mineurs devient un enjeu politique majeur. Le gouvernement Lecornu II mise sur cette réforme pour marquer son engagement en faveur de la jeunesse, alors que la gauche accuse le pouvoir d'opportunisme.