Une décision qui soulage, mais pas une victoire
Vendredi 6 mars 2026, l’agence de notation Fitch a maintenu la note A+ de la France, malgré les échecs répétés du gouvernement Lecornu à maîtriser les finances publiques. Une décision saluée à Matignon et Bercy, mais qui ne cache pas les défauts structurels d’une politique économique déséquilibrée.
Un répit pour un gouvernement en difficulté
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a rapidement réagi dans un communiqué, évoquant des « efforts engagés » pour le budget 2026. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes : le déficit persiste, et la dette continue de gravir des sommets.
« Cette décision s’inscrit dans le prolongement des efforts engagés par le gouvernement […] pour maîtriser les finances publiques »,a-t-il affirmé, sans mentionner les promesses non tenues.
Fitch, une agence trop clémente ?
L’agence américaine avait été la première à dégrader la note française en septembre 2025, en pleine crise politique. Cette fois, elle a choisi la prudence, maintenant une perspective stable. Une décision qui surprend, alors que les indicateurs économiques restent alarmants. Pourquoi une telle indulgence ? Certains y voient l’influence des relations franco-américaines, tendues depuis des mois.
La gauche critique, la droite exulte
À gauche, on dénonce une politique d’austérité déguisée. Jean-Luc Mélenchon a qualifié cette décision de « miracle comptable », tandis que les écologistes pointent du doigt les dépenses militaires qui alourdissent la dette. À droite, en revanche, on se félicite : Marine Le Pen a salué « une reconnaissance du sérieux du gouvernement », malgré ses propos contradictoires sur la dette.
Et après ?
La perspective stable de Fitch n’est pas une garantie. Les prochains mois seront décisifs, alors que l’Union européenne surveille de près les finances françaises. Si le gouvernement Lecornu ne corrige pas le tir, une nouvelle dégradation pourrait survenir, entraînant des conséquences dramatiques pour l’économie.