Un drame qui interroge les politiques publiques en Outre-mer
La Guyane est une nouvelle fois frappée par une tragédie maritime. Ce samedi 31 janvier 2026, une pirogue transportant sept personnes a chaviré sur le fleuve Maroni, près du bourg de Grand-Santi. Quatre passagers sont toujours portés disparus, tandis que trois ont pu être secourus. La préfecture a immédiatement activé une cellule de crise, mais les critiques montent contre l'insuffisance des moyens déployés.
Des opérations de secours sous-financées ?
Les recherches mobilisent des pirogues de la gendarmerie, de la mairie et l'hélicoptère de la sécurité civile. Pourtant, des voix s'élèvent pour dénoncer le manque de ressources allouées aux territoires ultramarins. « Comment peut-on accepter que des vies humaines soient ainsi mises en danger par des moyens dérisoires ? » s'indigne un élu local, sous couvert d'anonymat.
Un fleuve dangereux, des mesures tardives
Le port du gilet de sauvetage est devenu obligatoire sur le Maroni depuis le 1er janvier 2026, mais cette mesure arrive-t-elle trop tard ? Des chavirements se sont déjà produits récemment, rappelant l'urgence d'une politique de sécurité maritime renforcée. La question de la responsabilité de l'État se pose avec acuité, alors que le gouvernement Lecornu II est accusé de négliger les Outre-mer.
La coopération transfrontalière mise à l'épreuve
Le territoire du Suriname commence de l'autre côté du fleuve, et les autorités locales ont été informées. Cette coopération internationale, bien que nécessaire, ne suffit pas à apaiser les tensions. « La France doit assumer pleinement sa responsabilité dans la protection de ses citoyens, où qu'ils se trouvent », rappelle un observateur politique.
Un symbole des inégalités territoriales
Ce drame intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les territoires ultramarins peinent à obtenir les investissements nécessaires.
« La Guyane n'est pas un laboratoire, mais un département français à part entière », martèle un syndicaliste. La situation rappelle les promesses non tenues du gouvernement en matière d'égalité républicaine.
L'ombre des élections de 2027
Alors que la campagne pour les élections de 2027 s'annonce tendue, ce drame pourrait bien alimenter les critiques contre la majorité présidentielle. « Comment peut-on parler de grandeur nationale quand des Français meurent faute de moyens suffisants ? » interroge un opposant. La gauche, en pointe sur les questions ultramarines, pourrait bien capitaliser sur ce sujet sensible.