Dunkerque : Le RN en pleine crise interne avant les municipales, accusé de double jeu

Par Decrescendo 01/03/2026 à 16:07
Dunkerque : Le RN en pleine crise interne avant les municipales, accusé de double jeu

Le RN retire son investiture à Dunkerque après la découverte d'un membre de l'Action française sur la liste municipale. Une crise interne révélatrice.

Un retrait d'investiture qui révèle les tensions au sein du Rassemblement national

À deux semaines du premier tour des élections municipales, prévu le 15 mars, le Rassemblement national (RN) a retiré son investiture à Adrien Nave, tête de liste à Dunkerque. Cette décision, annoncée dimanche, intervient après la découverte d'un membre de l'Action française sur sa liste électorale.

Une « dissimulation délibérée » selon le RN

Dans un communiqué, le parti d'extrême droite dénonce une violation des conditions d'investiture. Sébastien Chenu, vice-président du RN, accuse Adrien Nave d'avoir délibérément dissimulé la présence d'Antoine La Scola, porte-parole de l'Action française, un mouvement royaliste d'ultradroite. « Les documents transmis au mouvement et la composition réelle de la liste révèlent une dissimulation délibérée », affirme-t-il.

Un candidat sous le feu des critiques

Antoine La Scola, connu sous le pseudonyme Antoine Grosjean sur les réseaux sociaux, figure en septième position sur la liste de Dunkerque. Le RN, qui se présente comme un parti moderne et apte à gouverner, semble embarrassé par cette alliance avec un mouvement aux valeurs radicales, éloignées de sa ligne officielle.

Le parti a également révélé que Maxence Accart, délégué départemental adjoint du RN dans les Flandres, avait été retiré de la liste finale déposée en sous-préfecture. « Une telle trahison ne saurait rester sans conséquences », a déclaré Sébastien Chenu, annonçant une possible exclusion d'Adrien Nave.

Des précédents qui interrogent

Cette affaire rappelle le retrait de l'investiture du RN à Carpentras en février, après la révélation d'anciens tweets racistes et sexistes de son candidat. Ces incidents soulèvent des questions sur la capacité du RN à contrôler ses candidats et à imposer une ligne cohérente.

Contacté par l'AFP, Adrien Nave, conseiller régional des Hauts-de-France, n'était pas joignable dans l'immédiat. Son silence laisse planer le doute sur les véritables motivations de cette alliance controversée.

Un contexte politique tendu

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser les institutions face à une crise des vocations politiques, ces dérapages au sein du RN alimentent les critiques sur l'extrême droite. Dans un pays où la démocratie locale est fragilisée, ces affaires risquent d'affaiblir encore davantage la confiance des citoyens.

La gauche, quant à elle, saisit l'occasion pour dénoncer les dérives autoritaires et les contradictions internes du RN, un parti qui se veut désormais « républicain » mais peine à se départir de ses franges les plus radicales.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (13)

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Épistémè

il y a 2 semaines

Le RN joue à cache-cache avec ses extrêmes. Point.

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C

corte

il y a 2 semaines

@episteme Exactement !!! Ils veulent tout et son contraire... Franchement, ça me fatigue.

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WordSmith

il y a 2 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Ils retirent leur investiture maintenant ??? Ils avaient pas vu avant ??? LOL

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Elizondo

il y a 2 semaines

Comparé à d'autres partis européens, le RN a encore du chemin à faire pour se structurer. Regardez l'AfD en Allemagne, au moins ils assument leurs divisions.

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Zénith

il y a 2 semaines

Le RN, c'est comme un château de cartes : un coup de vent et tout s'effondre.

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É

Économiste curieux 2024

il y a 2 semaines

Ah, l'Action française... Le RN qui se retrouve avec des monarchistes dans ses rangs, c'est un peu l'hôpital qui se fout de la charité.

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L

Le Dubitatif 2022

il y a 2 semaines

Bof, tous les partis ont leurs brebis galeuses. La différence, c'est que le RN fait croire qu'il n'en a pas.

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F

Fab-49

il y a 2 semaines

Le problème du RN, c'est qu'ils veulent à la fois être dans l'opposition radicale et dans le jeu institutionnel. Résultat : des contradictions permanentes.

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Jean-Marc C.

il y a 2 semaines

Mouais, une crise de plus, une de moins... Au final, les électeurs s'en foutent. Ils veulent des résultats, pas des querelles de chapelle.

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R

Reminiscence

il y a 2 semaines

Le RN qui retire son investiture à Dunkerque... comme si ça allait effacer leur double jeu. Pfff.

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Orphée

il y a 2 semaines

Cette crise interne au RN montre une fois de plus que le parti peine à concilier son discours nationaliste avec ses alliances locales. Comment peut-on prétendre incarner la pureté politique quand on laisse des éléments douteux infiltrer ses listes ?

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Hugo83

il y a 2 semaines

@orphee Exactement ! Moi j'ai vu ça dans ma ville, des promesses en campagne et après plus personne. Le RN c'est pareil, ils font croire qu'ils sont propres mais en vrai...

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Michèle du 54

il y a 2 semaines

@hugo83 Tout à fait ! Et en plus, ils osent parler de moralité... Franchement, ça me donne envie de voter pour autre chose.

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