Une victoire symbolique pour l'extrême droite en Haute-Savoie
Dimanche 1er février 2026, l'histoire politique française a connu un tournant avec l'élection d'Antoine Valentin, candidat du parti ciottiste UDR, allié au Rassemblement national, dans la 3e circonscription de Haute-Savoie. Cette victoire, la première de l'extrême droite dans ce département, intervient à quelques semaines des élections municipales et alimente les craintes d'une montée en puissance des forces anti-démocratiques.
Un scrutin marqué par l'abstention et la division de la droite
Avec seulement 34,1% de participation, ce second tour reflète un désintérêt croissant des citoyens pour les institutions locales, un symptôme alarmant de la crise de la démocratie locale. Antoine Valentin, ancien proche d'Éric Zemmour, a écrasé son adversaire LR, Christophe Fournier, avec 59% des suffrages exprimés.
Les réactions politiques : entre félicitations et avertissements
Les dirigeants de l'UDR et du RN ont salué cette victoire comme un premier pas vers une refonte du paysage politique.
"Chaque jour qui passe, l'UDR remplace LR partout en France",a tweeté Éric Ciotti, tandis que Jordan Bardella y voit un signal d'espérance pour les municipales de 2026.
Du côté de la majorité présidentielle, on évoque une défaite symbolique des Républicains, affaiblis par leur alliance avec le pouvoir en place. La gauche, quant à elle, dénonce une normalisation de l'extrême droite et appelle à une mobilisation citoyenne.
Un contexte national tendu
Cette victoire s'inscrit dans un climat de guerre des droites, alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir une majorité fragile à l'Assemblée. Avec les élections européennes de 2027 en ligne de mire, les partis s'affrontent sur le terrain des valeurs républicaines et de la souveraineté nationale.
La Haute-Savoie, historiquement ancrée à droite, devient ainsi un terrain de conquête pour les forces populistes, un phénomène qui pourrait s'étendre à d'autres circonscriptions.