Haute-Savoie : LR humilié, Ciotti triomphe dans un bastion de droite

Par Anachronisme 01/02/2026 à 21:11
Haute-Savoie : LR humilié, Ciotti triomphe dans un bastion de droite

Défaite historique pour LR en Haute-Savoie : l'UDR d'Eric Ciotti triomphe dans un bastion de droite, malgré un front républicain.

Une défaite symbolique pour Les Républicains

Dimanche 1er février 2026, l'Union des droites pour la République (UDR) d'Eric Ciotti a infligé une cuisante défaite aux Les Républicains (LR) dans la 3e circonscription de Haute-Savoie. Antoine Valentin, jeune cadre du parti d'extrême droite, a remporté la législative partielle avec 59,1 % des voix, contre 40,9 % pour le candidat LR Christophe Fournier.

Un scrutin marqué par une faible participation

Malgré une légère hausse de la participation (34,1 %), le candidat LR n'a pas réussi à mobiliser suffisamment d'électeurs. Cette défaite intervient dans un département frontalier, traditionnellement ancré à droite, et où LR avait pourtant déployé tous ses poids lourds pour tenter de sauver les meubles.

La stratégie de Ciotti en question

Si Eric Ciotti n'a pas encore réussi à faire basculer LR vers l'extrême droite, cette victoire confirme sa montée en puissance dans le paysage politique français. Son parti, l'UDR, se positionne comme une alternative radicale face à un LR en pleine crise identitaire.

Un front républicain inefficace

En 2024, Antoine Valentin avait été battu grâce à un front républicain unissant gauche et droite modérée. Cette fois, malgré le soutien des électeurs de gauche, la dynamique n'a pas suffi. La démission de la députée LR Christelle Petex, en novembre 2025, a ouvert la voie à cette défaite symbolique.

Les conséquences pour 2027

Cette élection partielle pourrait préfigurer les tensions à venir entre LR et l'extrême droite en vue des élections de 2027. Dans un contexte de crise des vocations politiques, cette défaite pourrait accélérer la fragmentation de la droite française.

Réactions politiques

Du côté du gouvernement Lecornu II, cette victoire de l'extrême droite est perçue comme un signal d'alerte. La majorité présidentielle, déjà affaiblie, pourrait être contrainte de durcir son discours sécuritaire pour contrer la montée des partis radicaux.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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