Extrême droite et violences politiques : le RN en difficulté après la mort de Quentin Deranque

Par Camaret 20/02/2026 à 07:10
Extrême droite et violences politiques : le RN en difficulté après la mort de Quentin Deranque
Photo par Alice Triquet sur Unsplash

Le RN tente de profiter de la mort de Quentin Deranque pour attaquer l'extrême gauche, mais ses liens avec l'ultradroite le fragilisent.

Un contexte explosif pour le Rassemblement national

La mort tragique de Quentin Deranque, jeune militant identitaire, a relancé le débat sur les violences politiques en France. Le Rassemblement national (RN) tente de capitaliser sur cet événement pour attaquer La France insoumise (LFI) et les groupes d'ultragauche, mais cette stratégie pourrait se retourner contre lui.

Le RN sous le feu des critiques

Jordan Bardella, président du RN, a convoqué la presse pour dénoncer l'extrême gauche, appelant à un « cordon sanitaire » contre LFI. Une manœuvre politique risquée, alors que le parti lepéniste est lui-même interrogé sur ses liens historiques avec des mouvements d'ultradroite.

« Je mets sur le même plan l'ultragauche et l'ultradroite », a affirmé Bardella, tout en refusant de nommer des groupuscules d'extrême droite à dissoudre. Une position critiquée par des élus de gauche, comme la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, qui rappelle que « l'extrême droite a aussi beaucoup de choses à se reprocher ».

Des liens troubles avec l'ultradroite

Malgré les tentatives de Marine Le Pen de se distancier des mouvements radicaux, des liens persistent. En 2024, un collaborateur parlementaire du RN avait été licencié après des révélations sur son appartenance à un mouvement identitaire proche des réseaux néofascistes.

De plus, des saluts nazis et des slogans violents ont été observés lors d'hommages à Quentin Deranque, organisés par des groupuscules comme Les Natifs. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, mettant le RN dans une position délicate.

Une normalisation en question

Le RN tente de se présenter comme un parti républicain, mais ces incidents remettent en cause sa crédibilité. « On est vigilants, tout dérapage grave sera sanctionné », affirme un cadre du parti, tout en reconnaissant que « des collaborateurs peuvent encore déraper ».

À quelques mois des élections de 2027, cette affaire pourrait compliquer la stratégie de normalisation du parti, alors que la gauche dénonce une « récupération politique » dangereuse.

La gauche en première ligne

Des élus insoumis, comme Éric Coquerel, alertent sur les risques d'une alliance contre LFI. « Cette récupération va leur retomber sur le nez », estime-t-il, tout en critiquant certains socialistes qui appellent à un cordon sanitaire contre son parti.

Dans un contexte de crise des vocations politiques et de montée des tensions, cette affaire illustre les défis auxquels fait face la démocratie française.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (8)

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É

Éditorialiste anonyme

il y a 3 heures

Encore un mort, encore des politiciens qui en profitent... On se demande parfois si la politique, c'est pas juste un grand cirque.

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J

Jean-Marc B.

il y a 4 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils osent parler de violence ??? Ils ont oublié les manifs où leurs potes cassaient tout ??? Ptdr !!!

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V

Véronique de Poitou

il y a 4 heures

@jean-marc-b Franchement, c'est toujours la meme chose... Ils font les victimes mais c'est eux qui commencent. Bref, ça me gave !!!

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Q

Quimperlé

il y a 5 heures

Le RN = des hypocrites. Ils parlent de violence mais ils sont pas propres non plus.

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D

dissident-courtois

il y a 5 heures

@quimperle Ah ouais, et en plus ils savent même pas jouer la comédie. Moi j'ai vu un mec du RN qui tapait sur un manifestant l'année dernière. #ironie

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B

BookWorm

il y a 6 heures

Le RN tente une stratégie classique : détourner l'attention en pointant du doigt l'extrême gauche. Sauf que cette fois, leurs liens avec l'ultradroite les exposent. La communication politique, c'est comme un jeu d'échecs : une erreur et tout s'effondre. Et là, ils ont merdé.

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Q

QuantumLeap61

il y a 7 heures

Le RN qui instrumentalise un drame pour faire de la politique... Bof, on a vu pire. La question, c'est : est-ce que les gens vont encore tomber dans le panneau ?

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M

max-490

il y a 6 heures

@quantumleap61 Franchement, les gens y croient encore. Regarde les likes sur les posts du RN, c'est fou. Mais bon, après, ils voteront pas pour autant.

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