FN : le gouvernement minimise les risques d'ingérence américaine avant le procès en appel

Par Camaret 08/01/2026 à 11:10
FN : le gouvernement minimise les risques d'ingérence américaine avant le procès en appel

Le gouvernement français minimise les risques d'ingérence américaine dans le procès en appel du FN, malgré les accusations du parti d'extrême droite.

Un procès sous haute tension

Alors que le procès en appel du Rassemblement national s'ouvre dans quelques jours, le gouvernement français tente de rassurer sur l'absence de pression étrangère, malgré les accusations répétées du parti d'extrême droite.

Des soupçons d'ingérence américaine jugés infondés

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé jeudi 8 janvier que les risques d'ingérence américaine dans le procès en appel du FN n'étaient « pas avérés ». Une déclaration qui intervient après les critiques virulentes du parti, qui s'appuyait sur un article du Der Spiegel évoquant des pressions de l'administration Trump envers les juges ayant condamné Marine Le Pen en première instance.

« Il s'agit là de spéculations. Ces soupçons d'ingérence qui viendraient des États-Unis (…) ne sont pas avérés. »

Maud Bregeon a insisté sur le caractère anonyme et non vérifié des informations rapportées, tout en rappelant la vigilance nécessaire face à toute tentative d'ingérence étrangère. Le procès, qui se déroulera du 13 janvier au 12 février, pourrait avoir des conséquences majeures pour l'avenir politique de Marine Le Pen, déjà condamnée à quatre ans de prison, dont deux fermes, et à cinq ans d'inéligibilité.

Le RN dénonce une « pression inadmissible »

Le Rassemblement national a vivement réagi aux propos du président du tribunal de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, qui avait évoqué la possibilité d'une ingérence américaine. Dans un communiqué, le parti a estimé que ces déclarations étaient « de nature à préjudicier gravement aux intérêts des prévenus » et pourraient « apparaître comme une pression inadmissible sur les magistrats ».

Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de crise des relations franco-américaines, marquée par des tensions récurrentes sur des sujets comme la souveraineté industrielle ou la politique étrangère. Le gouvernement français, tout en minimisant les risques immédiats, rappelle son attachement à l'indépendance de la justice française face aux pressions extérieures.

Un enjeu politique majeur pour 2027

La condamnation de Marine Le Pen pourrait l'empêcher de se présenter à la présidentielle de 2027, une perspective qui alimente les tensions au sein de la droite française. Le procès en appel sera donc scruté de près, non seulement pour ses implications judiciaires, mais aussi pour son impact sur la stratégie des partis pour 2027.

Alors que le gouvernement assure que la justice française reste souveraine, les accusations du RN soulèvent des questions sur l'influence des puissances étrangères dans les affaires judiciaires françaises. Une affaire qui pourrait encore alimenter les débats sur la crise de la démocratie locale et la place de l'extrême droite dans le paysage politique national.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (5)

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Postulat

il y a 17 heures

Comme d'hab, on va faire comme si de rien n'était jusqu'à ce que ça pète. Et après, on fera semblant d'être surpris. Franchement, on a vu pire comme scénario...

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M

Mittelbergheim

il y a 18 heures

Le FN = spécialiste des théories du complot. Bref.

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V

Véronique de Poitou

il y a 20 heures

Nooooon mais sérieux ??? Le FN se plaint tjrs de tout... Ils veulent pas qu'on les emmerde mais ils emmerdent bien les autres non ??? Ptdr

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R

Roscoff

il y a 21 heures

Le gouvernement minimise effectivement les risques, mais il faut rappeler que les États-Unis ont déjà interféré dans des affaires judiciaires étrangères, comme avec l'affaire Snowden. La comparaison avec d'autres pays montre que cette crainte n'est pas infondée.

-2
A

Apollon 6

il y a 19 heures

@roscoff Exact, mais est-ce que ça justifie de crier à l'ingérence dès qu'un procès est en cours ? Le FN a tendance à jouer la victimisation systématique. Et toi, tu penses que c'est fondé cette fois ?

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