Une soirée pour briser les codes, dix ans après Macron
Mardi 27 janvier 2026, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, a organisé une soirée baptisée La Nuit de la Nouvelle République au Palais Brongniart, à Paris. Un événement présenté comme apartisan, mais qui rappelle étrangement les débuts du macronisme en 2016.
Pendant cinq heures, des figures de la société civile se sont succédé : l’académicien Alain Finkielkraut, des représentants syndicaux comme Marylise Léon (CFDT) et patronaux comme Patrick Martin (Medef). Une stratégie de renouvellement qui interroge : s’agit-il d’un simple recyclage des méthodes macronistes ou d’une véritable volonté de rupture ?
Un format qui fait débat
L’événement, loin d’être un simple meeting, a été présenté comme une addition de bonnes volontés. Pourtant, certains y voient une opération de communication destinée à élargir l’audience d’Attal en vue de la présidentielle de 2027.
« C’est une manière pour Gabriel de faire émerger des idées neuves », confie un proche. Mais dans un contexte marqué par la crise des vocations politiques et la désaffection des citoyens, cette approche risque d’être perçue comme un copier-coller du passé.
Un projet institutionnel et économique contesté
Attal défend un changement de modèle, tant institutionnel qu’économique et social. Mais dans un pays où la crise des finances publiques s’aggrave et où la guerre des droites fait rage, son discours peine à convaincre.
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un équilibre fragile, la droite et l’extrême droite, portées par des figures comme Marine Le Pen, critiquent une politique trop technocratique. La gauche, quant à elle, accuse Attal de reproduire les erreurs du macronisme.
Un contexte politique explosif
Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale et que les relations franco-américaines se tendent, la stratégie d’Attal apparaît comme un paravent pour masquer les fractures politiques.
Dans ce contexte, la Nuit de la Nouvelle République pourrait bien n’être qu’un épiphénomène, loin des attentes d’un électorat en quête de renouveau.