Glucksmann contre Mélenchon : la guerre des mots sur la Géorgie et la démocratie

Par Anachronisme 29/01/2026 à 13:21
Glucksmann contre Mélenchon : la guerre des mots sur la Géorgie et la démocratie

Glucksmann et Mélenchon s'affrontent sur la démocratie en Géorgie, révélant les divisions de la gauche française et les enjeux des alliances internationales.

Un clash politique autour d'un passé controversé

Dans un contexte de crise de la démocratie locale et de tensions persistantes entre les forces politiques françaises, l'échange entre Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon a relancé le débat sur les alliances internationales et les valeurs démocratiques.

Glucksmann défend son engagement auprès de Saakachvili

L'eurodéputé et figure de la gauche européenne, Raphaël Glucksmann, a été contraint de justifier son rôle de conseiller auprès de l'ancien président géorgien Mikheil Saakachvili, qualifié de « dictateur » par Jean-Luc Mélenchon. Une accusation qui intervient alors que la France s'engage plus que jamais aux côtés des démocraties fragiles, notamment dans les Balkans et en Europe de l'Est.

Mélenchon et la ligne rouge des alliances

Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a réitéré sa position ferme contre toute collaboration avec des dirigeants accusés de violations des droits humains. «

On ne peut pas défendre la démocratie en s'alliant avec ceux qui la piétinent
», a-t-il déclaré, dans un contexte où la crise des relations franco-américaines et les tensions avec la Russie rappellent l'importance des alliances stratégiques.

Un débat qui dépasse les frontières

Alors que l'Union européenne renforce ses sanctions contre la Russie et la Biélorussie, ce débat rappelle les divisions internes sur la manière d'aborder les régimes autoritaires. Glucksmann, proche des positions pro-européennes, insiste sur la nécessité de soutenir les réformateurs, même imparfaits, face aux régimes autoritaires. Une position qui s'oppose à celle de Mélenchon, plus radicale dans son rejet des compromis.

L'enjeu des élections de 2027

Cette polémique intervient alors que les partis français préparent leurs stratégies pour les élections de 2027. Dans un paysage politique fragmenté, les alliances et les prises de position sur la scène internationale pourraient jouer un rôle clé. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d'Emmanuel Macron, tente de maintenir un équilibre entre fermeté et dialogue, notamment face aux défis posés par la Hongrie et la Turquie.

La Géorgie, un laboratoire des tensions européennes

La Géorgie, candidate à l'adhésion à l'UE, reste un terrain d'affrontement entre pro-européens et forces pro-russes. Glucksmann défend une approche pragmatique, tandis que Mélenchon plaide pour une ligne plus intransigeante. Un débat qui reflète les divisions au sein de la gauche française, entre ceux qui prônent un engagement sans faille pour les droits humains et ceux qui privilégient une approche plus nuancée.

À propos de l'auteur

Anachronisme

On nous vend une modernité qui n'est qu'un retour en arrière déguisé. Destruction des services publics, casse du Code du travail, démantèlement de la Sécurité sociale : tout ce que nos grands-parents ont construit est méthodiquement détruit au nom du "progrès". Je refuse cette arnaque. Mon travail consiste à rappeler d'où nous venons pour comprendre où on nous emmène. Et croyez-moi, la destination ne me plaît pas. Je continuerai à documenter ce hold-up démocratique tant que ce sera possible.

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Commentaires (12)

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Beauvoir

il y a 3 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Ils parlent de démocratie alors qu'ils sont incapables de s'entendre !!! ptdr

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L

Léo-79

il y a 3 semaines

Et vous trouvez ça normal qu'on parle de la Géorgie alors qu'on a des problèmes chez nous ?

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Yvon du 39

il y a 3 semaines

@leo-79 Oui, mais c'est justement parce qu'on a des problèmes chez nous qu'il faut réfléchir à notre position internationale. La Géorgie, c'est un test pour notre crédibilité.

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S

StoneAge24

il y a 3 semaines

Le rapport de force est clair : Glucksmann représente une gauche atlantiste, tandis que Mélenchon incarne une gauche plus eurosceptique. La question est de savoir si cette division va profiter à l'extrême droite, comme en 2017. Les sondages montrent que...

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P

Postulat

il y a 3 semaines

Comme d'hab, les intellectuels se battent pour savoir qui a le plus de morale. Pendant ce temps, les gens crevent la dalle. Mais bon, c'est ça la politique, non ?

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T

ThirdEye

il y a 3 semaines

Glucksmann a raison sur un point : la démocratie ne se négocie pas. Mais Mélenchon n'a pas tort non plus en rappelant que l'ingérence étrangère est un problème. Alors, on fait quoi ? On choisit un camp ou on essaie de comprendre ?

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Patrick du 67

il y a 3 semaines

@thirdeye Tu veux comprendre ? Regarde les financements de leurs partis. Après, tu me diras si t'as encore des doutes.

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GhostWriter

il y a 3 semaines

Je suis d'accord avec @patrick-du-67, mais avouons que c'est un peu facile de tout réduire à l'argent. La question de la démocratie en Géorgie est plus complexe que ça. Et vous, vous en pensez quoi ?

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Isabelle du 61

il y a 3 semaines

Bon... encore une fois, la gauche se déchire sur des trucs qui n'intéressent personne. Pendant ce temps, le pays s'enfonce. Génial.

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Thomas65

il y a 3 semaines

Ah bah tiens, encore une guerre de clivages qui va nous faire passer pour des divisés à l'étranger. Franchement, on s'en fout de la Géorgie, non ?

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Alexandrin

il y a 3 semaines

@thomas65 Exact, mais c'est toujours plus rigolo de se tirer dans les pattes que de régler les vrais problèmes. Bref, comme d'hab.

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S

Spirale

il y a 3 semaines

La Géorgie est un cas d'école pour comprendre les fractures idéologiques de la gauche française. Glucksmann, avec son approche universaliste, et Mélenchon, plus souverainiste, illustrent deux visions du monde qui s'affrontent. Qui a raison ? La question mérite d'être posée, mais surtout : comment concilier ces approches sans sacrifier les principes démocratiques ?

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