Une magistrate française révèle des pressions étrangères dans l'affaire Le Pen
Magali Lafourcade, secrétaire générale de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), a révélé dans une interview télévisée avoir été approchée en mai 2025 par deux émissaires américains cherchant à instrumentaliser l'affaire judiciaire de Marine Le Pen.
Des diplomates américains en mission d'ingérence
Selon ses déclarations, les deux représentants du département d'État américain, Samuel Samson et Christopher Anderson, lui auraient demandé de fournir des éléments pouvant suggérer que la condamnation de Marine Le Pen serait motivée par des raisons politiques. Lafourcade a qualifié cet échange de "très inhabituel" et a immédiatement alerté le ministère des Affaires étrangères.
Un procès qui pourrait empêcher Le Pen de se présenter
Marine Le Pen, condamnée en première instance en mars 2025, risque l'inéligibilité dans le cadre d'une affaire liée aux assistants parlementaires du Rassemblement national. Son procès en appel, qui a débuté le 13 janvier 2026, est suivi de près par les observateurs politiques, notamment en raison de ses implications pour la prochaine élection présidentielle.
Une tentative de déstabilisation démocratique
Lafourcade a souligné que cette approche s'inscrivait dans une "offensive politique dépassant le cadre français", évoquant des tentatives d'influence étrangère dans les affaires intérieures françaises. Le Quai d'Orsay aurait pris cette affaire "très au sérieux", bien que le ministère n'ait pas confirmé officiellement ces échanges.
Contexte politique tendu
Cette révélation intervient dans un climat de tensions accrues entre la France et les États-Unis, notamment depuis les déclarations provocatrices de Donald Trump à l'égard de l'Europe. Emmanuel Macron a déjà dénoncé à plusieurs reprises les ingérences étrangères dans les affaires françaises.
Réactions politiques
La gauche française, à travers des figures comme Jean-Luc Mélenchon, a immédiatement saisi cette affaire pour dénoncer les "manœuvres étrangères" visant à influencer le paysage politique français. Le gouvernement Lecornu II, quant à lui, appelle à la vigilance face à ces tentatives d'ingérence.
Un enjeu pour la démocratie française
Cette affaire soulève des questions cruciales sur l'indépendance de la justice française et la nécessité de protéger les institutions démocratiques contre les pressions extérieures. Alors que la campagne pour 2027 s'annonce déjà mouvementée, cette révélation pourrait alimenter les débats sur la souveraineté nationale.