Un procès qui menace la présidentielle de 2027
Mercredi 21 janvier 2026, Marine Le Pen a plaidé la « bonne foi » du Rassemblement national (RN) lors du deuxième jour de son interrogatoire dans l'affaire des assistants parlementaires du FN. La présidente du RN, actuellement inéligible, défend son parti face à des accusations de détournement de fonds européens entre 2004 et 2016.
Une défense contestée par la justice
La justice reproche à Marine Le Pen et à dix autres cadres du RN d'avoir utilisé des fonds du Parlement européen pour payer des salariés du parti, alors que celui-ci traversait une crise financière. « Nous étions totalement de bonne foi », a-t-elle affirmé, rejetant toute intention frauduleuse. Elle impute les erreurs à un manque de contrôle de l'administration européenne, qualifiant les pratiques passées de « beaucoup plus coulantes » qu'aujourd'hui.
Le « cordon sanitaire » comme alibi
Marine Le Pen a invoqué le « cordon sanitaire » imposé au FN au Parlement européen, qui aurait limité les missions de ses députés.
« On nous avait un petit peu condamnés à une fonction tribunitienne », a-t-elle déclaré, vêtue d'un tailleur bleu marine. Une argumentation qui peine à convaincre, alors que les contrats d'assistants parlementaires sont passés au crible par la cour d'appel.
Un verdict qui pourrait bloquer 2027
Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité, Marine Le Pen risque de voir sa candidature à la présidentielle de 2027 compromise. Un coup dur pour la candidate en tête des intentions de vote, alors que le gouvernement Lecornu II et la majorité présidentielle observent le procès avec attention. « Je ne sais pas comment vous prouver ce que je ne peux pas vous prouver », a-t-elle lancé, exaspérée, devant les juges.
Un procès symbole de la « guerre des droites »
Ce procès s'inscrit dans un contexte de tensions accrues à l'extrême droite française, alors que le RN et Reconquête ! se disputent l'héritage lepéniste. La défense de Marine Le Pen, qui accuse l'Union européenne de laxisme, contraste avec la ligne pro-européenne du gouvernement. Une affaire qui pourrait redéfinir le paysage politique avant 2027.