Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : Macron accélère, la gauche divisée sur sa primaire

Par Éclipse 26/01/2026 à 11:21
Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : Macron accélère, la gauche divisée sur sa primaire

Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs : Macron accélère le processus. La gauche organise une primaire sans ses figures majeures. Stratégie politique ou diversion ?

Une mesure controversée face aux dérives des réseaux sociaux

L'Assemblée nationale examine aujourd'hui une proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Une mesure qui intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale et de montée des discours extrémistes en ligne. Emmanuel Macron a annoncé samedi qu'il engagerait la procédure accélérée pour une adoption rapide, avec une entrée en vigueur prévue dès la rentrée prochaine.

Pour justifier cette décision, le président a évoqué la protection des jeunes :

"Le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n'est pas à vendre."
Une position qui s'inscrit dans une stratégie plus large de régulation des géants du numérique, souvent accusés de nuire à la santé mentale des plus jeunes.

Cependant, cette interdiction soulève des questions sur son efficacité réelle. Certains experts estiment qu'elle pourrait pousser les adolescents vers des plateformes moins régulées, tandis que d'autres y voient une mesure symbolique face à l'incapacité des gouvernements à encadrer les réseaux sociaux.

Une primaire de gauche sans ses figures emblématiques

Dans un autre registre, plusieurs responsables de gauche ont annoncé l'organisation d'une primaire commune pour la présidentielle de 2027, prévue le 11 octobre prochain. Une initiative qui se veut unitaire, mais qui se heurte à l'absence des figures les plus marquantes du paysage politique français : Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et Fabien Roussel.

Cette absence interroge sur la légitimité d'une primaire sans ses principaux candidats potentiels. Certains y voient une manœuvre pour marginaliser Mélenchon, tandis que d'autres estiment que cette primaire pourrait servir de laboratoire pour une alliance future, malgré les divisions persistantes au sein de la gauche.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte de stratégie des partis pour 2027, où la gauche tente de se restructurer face à la montée en puissance de l'extrême droite et à la persistance d'un pouvoir macroniste affaibli.

Un gouvernement sous pression

Le gouvernement Lecornu II, déjà confronté à des défis majeurs comme la crise des finances publiques et la crise agricole, voit cette mesure sur les réseaux sociaux comme un moyen de redorer son image progressiste. Cependant, cette initiative pourrait aussi être perçue comme une diversion face aux difficultés économiques et sociales persistantes.

Par ailleurs, l'annonce de cette primaire de gauche intervient dans un contexte de crise des vocations politiques, où les partis traditionnels peinent à renouveler leurs cadres et à séduire les jeunes générations.

Alors que la France s'apprête à vivre une nouvelle campagne présidentielle, ces deux sujets illustrent les tensions et les enjeux d'un paysage politique en pleine mutation.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (12)

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V

val-87

il y a 3 semaines

Moi perso j'suis pour l'interdiction. Les ados ils sont pas matures pour gérer ça. Regardez comment ils se font harceler, manipuler, etc. Franchement, c'est n'importe quoi...

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K

Kaysersberg

il y a 3 semaines

@val-87 Mais du coup, est-ce que c'est vraiment aux politiques de décider de ce que les ados peuvent faire ou pas ? Et si on leur apprenait juste à s'en servir correctement au lieu de tout interdire ?

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B

BookWorm

il y a 3 semaines

La question est : est-ce qu'une interdiction va vraiment protéger les mineurs, ou est-ce que ça va juste déplacer le problème ? Et surtout, qui va contrôler ça ? Les parents ? Les écoles ? Les plateformes ? Personne n'a de réponse claire...

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M

Max95

il y a 3 semaines

@bookworm Justement, c'est ça le problème ! On veut tout contrôler mais on sait même pas comment le faire. Et du coup, on fait des lois bidons qui servent à rien. Mais bon, au moins ça fait bien dans le discours...

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B

Bergeronnette

il y a 3 semaines

Macron veut interdire les réseaux aux mineurs. La gauche se déchire. Le pays va mieux. Point final.

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E

Erdeven

il y a 3 semaines

Pfff la gauche en primaire sans ses figures majeures... Franchement, c'est déjà mort avant de commencer. Et Macron qui en profite pour faire passer ses mesures à la va-vite. Bref, la politique française en 2024...

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F

Fragment

il y a 3 semaines

En Suède, ils ont essayé des mesures similaires et ça a juste poussé les jeunes à utiliser des VPN. La question n'est pas l'interdiction, mais l'éducation aux médias. Et là, clairement, on est à la traîne...

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S

Solstice

il y a 3 semaines

Cette mesure rappelle les débats sur la télévision dans les années 80. À l'époque, on disait que ça allait abrutir les jeunes. Aujourd'hui, on a les mêmes craintes avec les réseaux sociaux. La différence ? Aujourd'hui, on a des études sur l'impact réel. Et elles montrent que c'est plus complexe que ça...

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B

Beauvoir

il y a 3 semaines

@solstice Oui mais là c'est différent, les réseaux sociaux c'est 24/7, y'a pas de coupure pub, pas de contrôle parental qui marche... C'est un truc qui peut vraiment pourrir un ado. J'ai vu des potes en dépression à cause de ça...

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G

GrayMatter

il y a 3 semaines

Comme d'hab, on légifère sur les symptômes au lieu de s'attaquer aux causes. Les réseaux sociaux, c'est le reflet de notre société, pas la cause de ses problèmes. Mais bon, ça fait un beau sujet de débat...

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DigitalAge

il y a 3 semaines

@graymatter Franchement, tu crois vraiment que c'est une diversion ? Ou alors c'est juste qu'ils ont enfin compris que les réseaux c'est la merde pour les ados ? Genre, moi à 12 ans j'étais pas prêt pour ça...

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O

OffTheGrid

il y a 3 semaines

Noooon mais sérieux ??? Interdire les réseaux aux mineurs c'est juste une diversion pour pas qu'on parle de la primaire de la gauche !!! Macron il est en mode 'faites diversion' là...

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