Justice en crise : Darmanin promet des réformes sous pression, mais les délais explosent

Par Éclipse 04/02/2026 à 10:16
Justice en crise : Darmanin promet des réformes sous pression, mais les délais explosent

Justice en crise : 5 000 dossiers criminels en attente, des délais indécents et des réformes controversées. Suffiront-elles à calmer la colère des Français ?

Un système judiciaire à bout de souffle

Alors que la France fait face à une crise de la sécurité sans précédent, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, tente de sauver les meubles avec deux projets de loi controversés. Mais suffiront-ils à répondre aux attentes d'une population exaspérée par l'impunité croissante ?

5 000 dossiers criminels en attente : un scandale d'État

Le constat est accablant : 5 000 affaires criminelles s'accumulent dans les tribunaux, avec des délais de jugement indécents.

"Six ans pour juger un viol, huit ans pour un crime"
, a révélé Darmanin, soulignant l'échec patent du système judiciaire actuel.

Des mesures cosmétiques face à l'urgence

Pour tenter de rattraper le retard, le gouvernement propose de diviser par deux les délais, mais les moyens manquent. L'extension de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (pléider-coupable) aux crimes, bien que présentée comme une avancée, suscite des craintes quant à la présomption d'innocence.

L'exécution des peines : un leurre politique ?

Le second texte prévoit la suppression de l'aménagement de peine obligatoire et l'expérimentation de peines de prison ultra-courtes. Des mesures qui, selon les observateurs, risquent d'alimenter la surpopulation carcérale sans résoudre le problème de fond : le manque de moyens humains et financiers.

Un gouvernement sous pression

Alors que le président Emmanuel Macron et son Premier ministre Sébastien Lecornu tentent de maîtriser la crise des finances publiques, ces réformes s'inscrivent dans une stratégie électorale visant à rassurer avant les élections de 2027. Mais face à la montée des violences et à la défiance croissante envers les institutions, ces annonces risquent de ne pas suffire.

La gauche dénonce une réforme « à minima »

Les oppositions de gauche, menées par Jean-Luc Mélenchon, accusent le gouvernement de faire du symbolique plutôt que de s'attaquer aux causes profondes :

"On ne résoudra pas la crise de la justice avec des effets d'annonce"
, a-t-il déclaré, pointant du doigt le désengagement de l'État.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (2)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

K

Kerlouan

il y a 2 semaines

Comme d'hab, on nous promet la lune mais dans 5 ans on sera toujours dans la même galère. La justice, c'est comme les trains, ça fonctionne... quand ça veut. Bref, on verra bien.

3
L

Logos

il y a 2 semaines

@kerlouan Mais sérieux ??? Tu crois vraiment qu'ils vont changer qqch ??? Nooooon, c'est tjrs la meme chose !!! Ils nous prennent pour des abrutis !!!

0
Publicité