Le Parti socialiste tente de se reconstruire après des années de déclin
Dimanche 8 février 2026, le Parti socialiste (PS) a marqué son retour dans l’arène politique en organisant une convention nationale à la Maison de la Mutualité, à Paris. Une présence symbolique, puisque le parti n’avait plus foulé les lieux depuis janvier 2017, époque du lancement de campagne de Benoît Hamon pour la présidentielle. Un épisode douloureux, marqué par la chute électorale du parti.
Une mobilisation record pour les municipales
Plus de 2 000 têtes de liste ont été désignées pour les élections municipales, un chiffre record qui témoigne d’une certaine vitalité du parti. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, voit dans cette échéance une étape cruciale pour préparer la présidentielle de 2027, face à un Emmanuel Macron affaibli par les crises successives et une droite radicalisée.
L’union sacrée, mais des divisions persistantes
Si l’ambiance était à l’union sacrée dimanche, avec près de 1 200 militants et sympathisants présents, des tensions subsistent. Certains craignent que le PS ne parvienne pas à incarner une alternative crédible face à la montée de l’extrême droite, portée par Marine Le Pen et ses alliés. « Nous devons rassembler la gauche, mais aussi convaincre les Français que nous sommes la seule force capable de résister à la dérive autoritaire du gouvernement Lecornu », a déclaré un militant présent.
Une campagne municipale sous le signe de la reconquête
Le PS mise sur les élections locales pour retrouver une crédibilité perdue. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, marquée par la défiance croissante envers les institutions, le parti tente de se repositionner comme un acteur incontournable. « Les municipales sont l’occasion de montrer que nous pouvons encore incarner l’espoir et le progrès social », a souligné un responsable.
Un regard vers 2027
Alors que le gouvernement Lecornu II peine à répondre aux défis économiques et sécuritaires, le PS espère capitaliser sur les échecs de la majorité.
« La France a besoin d’une gauche forte, unie et déterminée. Nous sommes prêts à relever ce défi »,a affirmé Olivier Faure. Mais la route sera semée d’embûches, face à une droite en pleine guerre interne et à une extrême droite toujours plus influente.
Un contexte international tendu
Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques, le PS rappelle son attachement à l’Europe et aux valeurs démocratiques. « La France ne peut se permettre de s’isoler. Nous défendrons toujours une diplomatie ouverte, en rupture avec les dérives autoritaires de certains régimes », a insisté un porte-parole.