Un boycott médiatique sous tension
Le député du Rassemblement National (RN), Jean-Philippe Tanguy, a apporté son soutien à la consigne de Jordan Bardella, président du parti, interdisant aux élus d'apparaître sur le plateau de Jean-Marc Morandini. Cette décision intervient après la condamnation judiciaire du présentateur, accusé de diffamation envers des personnalités politiques.
Un contexte judiciaire lourd
Jean-Marc Morandini, animateur controversé, a été condamné pour des propos tenus à l'antenne, jugés diffamatoires envers des figures de l'opposition. Le RN, déjà en conflit ouvert avec plusieurs médias, voit dans cette affaire une opportunité de renforcer sa ligne politique : « Nous ne pouvons plus tolérer des plateaux où la partialité l'emporte sur l'information », a déclaré Tanguy.
Une stratégie politique assumée
Cette consigne s'inscrit dans une guerre des droites en France, où le RN cherche à se démarquer de la droite traditionnelle. En boycottant Morandini, le parti espère montrer sa fermeté face à ce qu'il qualifie de « médias aux ordres ». Une posture qui pourrait séduire une frange de l'électorat, mais qui alimente aussi les critiques sur l'autocensure.
Réactions et conséquences
Du côté du gouvernement Lecornu II, cette décision est perçue comme une menace pour la démocratie locale. Le ministre de la Culture a évoqué un « glissement dangereux vers la censure », tandis que des associations de défense de la presse dénoncent une instrumentalisation politique.
Un enjeu pour 2027
À moins d'un an des élections législatives, ce boycott pourrait influencer la stratégie des partis. Le RN mise sur une radicalisation de son discours, tandis que la majorité présidentielle tente de rassembler les modérés. Dans un contexte de crise des vocations politiques, cette affaire illustre les tensions croissantes entre médias et pouvoir.
Un précédent inquiétant ?
Des observateurs s'interrogent : cette consigne pourrait-elle inspirer d'autres partis à boycotter des médias jugés hostiles ? Une question d'autant plus cruciale que la France traverse une crise des relations franco-américaines, où la liberté d'expression est souvent mise en avant.
Conclusion : un débat qui dépasse les plateaux
Au-delà de l'anecdote, cette affaire révèle les fractures d'un paysage médiatique et politique de plus en plus polarisé. Entre défense de la liberté de la presse et légitime critique des biais médiatiques, le débat est loin d'être clos.