Violence politique : permanences LFI vandalisées après la mort de Quentin Deranque

Par Camaret 17/02/2026 à 14:18
Violence politique : permanences LFI vandalisées après la mort de Quentin Deranque

Permanences LFI vandalisées à Belfort et Tours après la mort de Quentin Deranque. Peinture rouge, tags haineux et menaces alimentent les tensions politiques en France.

Des permanences LFI ciblées dans plusieurs villes

Dans un climat politique déjà tendu, plusieurs permanences de La France insoumise (LFI) ont été vandalisées dans la nuit de lundi à mardi, en réaction à la mort de Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans décédé à Lyon après une agression lors d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan. Les dégradations ont été signalées à Belfort, Tours, Metz et Lille, alimentant les tensions entre les mouvements politiques.

Belfort : peinture rouge et accusations infondées

À Belfort, la permanence du candidat LFI Florian Chauche a été recouverte de peinture rouge et d'affiches accusant le parti de complicité dans la mort de Quentin Deranque. Des inscriptions comme « Justice pour Quentin » et « LFI complice » ont été collées sur les vitres. Le maire de Belfort, Damien Meslot, a condamné ces actes dans un communiqué, rappelant que « dans une démocratie, le débat politique doit s'exprimer dans le respect et jamais par la violence ou l'intimidation ». Les caméras de vidéosurveillance ont filmé deux hommes cagoulés, dont les images sont désormais entre les mains de la police.

Tours : menaces et inscriptions haineuses

À Tours, le local de campagne de LFI a également été vandalisé. Les mots « LFI tue » et « Assassins » ont été tagués, accompagnés d'une encre rouge étalée sur les vitres. La section locale de LFI a dénoncé ces actes dans un communiqué, soulignant que « associer La France insoumise à cette tragédie est non seulement faux, mais aussi dangereux ». Ces dégradations s'inscrivent dans une série d'attaques contre les permanences de gauche, alors que le gouvernement Lecornu II tente de calmer les tensions.

Un contexte de radicalisation politique

Ces incidents surviennent alors que la France fait face à une montée des violences politiques, avec des groupes d'extrême droite et d'extrême gauche se livrant à des affrontements réguliers. La mort de Quentin Deranque, survenue en marge d'une conférence de Rima Hassan, a exacerbé les tensions, certains militants accusant LFI de responsabilité indirecte. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a pointé du doigt l'ultradroite, tandis que des tags menaçant les antifascistes ont été découverts à Bordeaux, notamment sur les murs de l'école de commerce EBBS Business School.

La réponse des autorités et des partis

Le gouvernement, sous la direction du Premier ministre Sébastien Lecornu, a appelé au calme, mais les critiques contre l'extrême droite se multiplient. LFI, de son côté, dénonce une instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque pour discréditer le parti. Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête, mais aucune interpellation n'a encore eu lieu. Dans ce contexte, les observateurs s'interrogent sur l'impact de ces violences sur la campagne des élections à venir.

Un climat de peur et d'intimidation

Ces attaques contre les permanences politiques illustrent une radicalisation croissante des débats en France. Alors que le pays se prépare pour les élections de 2027, la montée des violences interroge sur la capacité des institutions à garantir un débat démocratique apaisé. Les partisans de la gauche dénoncent une stratégie de l'extrême droite pour semer le chaos, tandis que les défenseurs de la démocratie appellent à un retour au respect des règles républicaines.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (6)

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L

Le Chroniqueur

il y a 3 jours

Mais du coup, qui va payer pour ces dégradations ? Les militants LFI ? Les contribuables ? Et surtout, comment on fait pour éviter que ça se reproduise ? Parce que là, on tourne en rond...

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Y

Yvon du 39

il y a 3 jours

@le-chroniqueur C'est ça le problème : on parle toujours après, jamais avant. Les politiques font des discours, mais personne ne désamorce les tensions. Bref, on attend le prochain drame.

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A

Alexis_767

il y a 3 jours

Ces actes de violence ne font qu'alimenter la polarisation politique. On voit bien que les tensions montent, et les partis extrêmes profitent de ce climat. La question est : qui va prendre l'initiative pour calmer le jeu ?

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EyeToEye71

il y a 3 jours

@alexis-767 C'est vrai que ça rappelle un peu ce qui se passe aux USA avec les violences post-élections. Sauf qu'ici, c'est encore plus flou : on sait pas qui est derrière ces attaques. Les flics enquêtent, mais bon...

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DigitalAge

il y a 3 jours

Noooon mais sérieux ??? C'est quoi ce bordel ??? Déjà la mort de Quentin c'était horrible et maintenant ça... Franchement, ça va finir en guerre civile ou quoi ??? #Honte

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C

Carnac

il y a 3 jours

Franchement, entre les tags et les menaces, on est plus dans la politique, on est dans le gangstérisme. Et après, on s'étonne que les gens aient peur de s'engager. @digitalage, t'as raison, c'est la honte.

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