Un échange tendu à l'Assemblée sur fond de mort violente
La séance de questions au gouvernement du 17 février 2026 a tourné à l'affrontement entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot. Au cœur des tensions : la mort de Quentin Deranque, militant identitaire battu à mort, et les accusations croisées d'instrumentalisation politique.
Lecornu exige un « ménage » chez LFI
Le chef du gouvernement a qualifié de « abjecte » la défense de La France insoumise, accusant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon de ne pas suffisamment condamner la violence politique. « Il est temps de faire le ménage dans vos rangs, vos propos et vos idées », a-t-il lancé, sous les applaudissements des bancs macronistes et du Rassemblement national.
LFI dénonce une « instrumentalisation »
Mathilde Panot a répliqué en dénonçant une tentative de « salir » son parti. « Nous n'acceptons pas que la violence physique, d'où qu'elle vienne, soit employée pour régler les conflits », a-t-elle martelé, rappelant que LFI avait été la cible de violences récurrentes. Elle a aussi pointé du doigt le « silence » de l'exécutif après l'assassinat de Federico Martin Aramburu, tué en 2022 par un ancien membre du GUD.
Un contexte explosif
L'affaire Deranque a relancé le débat sur la montée des violences politiques en France. Le jeune homme de 23 ans a été roué de coups par plusieurs individus, dont certains seraient liés à la Jeune Garde antifasciste, un groupe fondé par un député LFI. Si le parquet n'a pas confirmé ces liens, l'affaire alimente les tensions entre la gauche radicale et ses adversaires.
La gauche en première ligne
Pour les observateurs, cet épisode illustre la crise de la démocratie locale et la radicalisation des débats politiques. Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, les partis de gauche sont sous pression, accusés de complaisance face à la violence tout en subissant des attaques répétées. Jean-Luc Mélenchon, déjà visé par des procédures judiciaires, pourrait voir son mouvement fragilisé par cette affaire.
Un silence assourdissant
L'absence de condamnation unanime de la violence politique a été remarquée. Ni le président Emmanuel Macron ni les autres partis n'ont apporté un soutien clair à LFI, laissant le champ libre aux accusations mutuelles. Une situation qui pourrait alimenter la crise des vocations politiques et la défiance des citoyens envers les institutions.