Lecornu accuse LFI de complaisance face à la violence politique, Mélenchon en première ligne

Par SilverLining 17/02/2026 à 19:19
Lecornu accuse LFI de complaisance face à la violence politique, Mélenchon en première ligne
Photo par Niléane sur Unsplash

Sébastien Lecornu accuse LFI de complaisance face à la violence politique après la mort de Quentin Deranque. Mathilde Panot dénonce une instrumentalisation.

Un échange tendu à l'Assemblée sur fond de mort violente

La séance de questions au gouvernement du 17 février 2026 a tourné à l'affrontement entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et la cheffe des députés LFI, Mathilde Panot. Au cœur des tensions : la mort de Quentin Deranque, militant identitaire battu à mort, et les accusations croisées d'instrumentalisation politique.

Lecornu exige un « ménage » chez LFI

Le chef du gouvernement a qualifié de « abjecte » la défense de La France insoumise, accusant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon de ne pas suffisamment condamner la violence politique. « Il est temps de faire le ménage dans vos rangs, vos propos et vos idées », a-t-il lancé, sous les applaudissements des bancs macronistes et du Rassemblement national.

LFI dénonce une « instrumentalisation »

Mathilde Panot a répliqué en dénonçant une tentative de « salir » son parti. « Nous n'acceptons pas que la violence physique, d'où qu'elle vienne, soit employée pour régler les conflits », a-t-elle martelé, rappelant que LFI avait été la cible de violences récurrentes. Elle a aussi pointé du doigt le « silence » de l'exécutif après l'assassinat de Federico Martin Aramburu, tué en 2022 par un ancien membre du GUD.

Un contexte explosif

L'affaire Deranque a relancé le débat sur la montée des violences politiques en France. Le jeune homme de 23 ans a été roué de coups par plusieurs individus, dont certains seraient liés à la Jeune Garde antifasciste, un groupe fondé par un député LFI. Si le parquet n'a pas confirmé ces liens, l'affaire alimente les tensions entre la gauche radicale et ses adversaires.

La gauche en première ligne

Pour les observateurs, cet épisode illustre la crise de la démocratie locale et la radicalisation des débats politiques. Alors que la France se prépare pour les élections de 2027, les partis de gauche sont sous pression, accusés de complaisance face à la violence tout en subissant des attaques répétées. Jean-Luc Mélenchon, déjà visé par des procédures judiciaires, pourrait voir son mouvement fragilisé par cette affaire.

Un silence assourdissant

L'absence de condamnation unanime de la violence politique a été remarquée. Ni le président Emmanuel Macron ni les autres partis n'ont apporté un soutien clair à LFI, laissant le champ libre aux accusations mutuelles. Une situation qui pourrait alimenter la crise des vocations politiques et la défiance des citoyens envers les institutions.

À propos de l'auteur

SilverLining

On me demande souvent comment je garde espoir face au désastre politique actuel. Ma réponse est simple : je vois ce qui se passe sur le terrain. Des citoyens qui s'organisent, des collectifs qui naissent, des alternatives qui émergent. La politique ne se résume pas aux jeux de pouvoir parisiens. Partout en France, des gens refusent la résignation et inventent autre chose. C'est cette France-là que je documente, celle qui ne fait jamais les gros titres mais qui prépare le monde d'après.

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Commentaires (7)

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DigitalAge

il y a 3 jours

Nooooon mais sérieux ??? Ils vont encore se bouffer entre eux ??? On en a marre de leurs guéguerres !!!

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Reminiscence

il y a 3 jours

LFI en mode 'on est des anges, c'est pas nous c'est les autres'... Pfff.

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Entropie

il y a 3 jours

Franchement, Lecornu fait son mec outré mais c'est un peu gros. La droite a aussi ses excès, non ? Et puis, on va pas faire croire que la violence vient toujours du même côté...

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PKD-36

il y a 3 jours

@entropie Tu marques un point, mais bon, la violence d'extrême droite est souvent plus médiatisée que celle d'extrême gauche. C'est le jeu des médias, quoi. Bref, on va encore en parler pendant 3 jours et après tout le monde aura oublié.

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Louise54

il y a 3 jours

Mathilde Panot qui parle d'instrumentalisation... La bonne blague. Quand est-ce qu'ils vont enfin condamner clairement la violence ?

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Elizondo

il y a 3 jours

Lecornu a raison de pointer du doigt la complaisance de certains vis-à-vis de la violence politique. Regardez ce qui se passe en Italie ou aux États-Unis : quand les discours incitant à la haine se normalisent, les actes suivent. La France n'est pas à l'abri. Mais attention à ne pas instrumentaliser un drame pour des calculs politiques.

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Fab-49

il y a 3 jours

@elizondo Exactement. Le problème, c'est que LFI joue sur les deux tableaux : d'un côté ils dénoncent la violence, mais de l'autre leurs militants les plus radicaux laissent entendre que la fin justifie les moyens. C'est ça qui est dangereux.

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