Une victoire à haut risque pour le macronisme
Dimanche 25 janvier 2026, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a remporté le second tour de la législative partielle dans la 1ère circonscription du Loiret, face à la candidate du Rassemblement national. Une victoire nettement acquise, mais qui révèle les fractures d'un pays toujours plus divisé.
Un scrutin marqué par une abstention record
Avec 62,1% des voix face à 37,9% pour sa rivale d'extrême droite, la macroniste a évité de justesse un séisme politique. Pourtant, l'abstention massive – un fléau croissant dans les démocraties occidentales – a encore une fois privé ce scrutin de légitimité. Comment interpréter une victoire obtenue avec seulement 30% des inscrits ?
La menace d'une démission évitée
Stéphanie Rist avait promis de démissionner de son poste ministériel en cas de défaite. Une promesse qui aurait sonné comme un aveu d'échec pour le gouvernement Lecornu II, déjà fragilisé par les tensions internes à Renaissance.
"Simplement, merci !", a-t-elle sobrement réagi sur les réseaux sociaux, sans évoquer les enjeux plus larges de cette élection.
Un contexte politique explosif
Cette législative partielle, déclenchée par le refus du suppléant de Rist de la remplacer, s'inscrit dans un climat de crise des vocations politiques. Les citoyens, désabusés, se détournent des urnes, tandis que l'extrême droite progresse dans les territoires. Le RN, malgré sa défaite, confirme sa capacité à mobiliser une base électorale toujours plus large.
La santé publique au cœur des débats
Ministre depuis octobre 2025, Stéphanie Rist a dû gérer la crise agricole et politique sanitaire, notamment la grève des médecins libéraux. Sa réélection ne résout pas les tensions structurelles du système de santé, toujours sous-financé et en proie à des pénuries chroniques. Le gouvernement devra-t-il enfin engager des réformes de fond ?
Une nouvelle suppléante, une nouvelle étape
La ministre a annoncé qu'elle laisserait sa place à Marie-Philippe Lubet, maire Horizons de Saint-Denis-en-Val. Un choix qui pourrait apaiser les tensions au sein de la majorité, mais qui ne suffira pas à masquer les divisions persistantes. La stratégie des partis pour 2027 se dessine déjà, dans un paysage politique où le RN reste une menace constante.